Elle inspira si profondément qu'elle se fit mal aux poumons. Elle s'était trompée. Le soulagement lui coupa les jambes et elle trébucha sur les marches.

À lire aussi de Sofi Oksanen

Dans cette cave de la mairie où Aliide avait disparu et d'où elle voulait réchapper en vie, même si la seule chose qui était restée vive était le honte.
Aliide connaissait les types avec ce genre de maintien, qui savent comment on punit une femme et qui sont venus chercher une femme à punir. Le maintien de ce genre de type qui portent ce genre de bottes avec lesquelles on peut écraser n'importe quoi.
Elle avait peur avant même de réaliser que c'était l'odeur du camp qu'elle reconnaissait, et la conscience du camp qu'elle voyait dans leurs yeux. Elle était toujours dans leurs yeux, la conscience du camp.
Dans la terre du désespoir poussent de mauvaises fleurs.
Il n'y avait plus de temps pour les vieilles histoires, parce qu'elles ne disaient rien sur ce qu'il fallait faire quand une saison particulière arrivait.
Toutes les citations de Sofi Oksanen →

Dans la même œuvre

Dans la terre du désespoir poussent de mauvaises fleurs.
Elle avait peur avant même de réaliser que c'était l'odeur du camp qu'elle reconnaissait, et la conscience du camp qu'elle voyait dans leurs yeux. Elle était toujours dans leurs yeux, la conscience du camp.
Aliide connaissait les types avec ce genre de maintien, qui savent comment on punit une femme et qui sont venus chercher une femme à punir. Le maintien de ce genre de type qui portent ce genre de bottes avec lesquelles on peut écraser n'importe quoi.
Dans cette cave de la mairie où Aliide avait disparu et d'où elle voulait réchapper en vie, même si la seule chose qui était restée vive était le honte.
Les rides avaient aspiré ses joues à l'intérieur de la boîte crânienne, comme s'il avait le visage étroitement ligoté.