Ecrire est une manière d'apaiser la fièvre du premier matin du monde, qui revient chaque jour.

À lire aussi de Christian Bobin

«Infiniment plus que tout»: c'est le nom enfantin de l'amour, son petit nom, son nom secret.
Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l'amour un peu d'absence.
Aux enfants on apprenait jadis que Dieu est dans le ciel. Mais qui leur apprendra que le ciel est sur terre, partout étincelant dans les choses simples ?
Nous n'habitons pas des régions. Nous n'habitons même pas la terre. Le coeur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure.
Qu'espérer d'un amour pur sinon qu'il rende notre solitude pure?
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Dans la même œuvre

Il n'y a pas de plus grande joie que de connaître quelqu'un qui voit le même monde que nous. C'est apprendre que l'on n'était pas fou.
Aucun lien ne demeure immobile, pas même celui que nous nouons avec les morts.
Bien avant d'être une manière d'écrire, la poésie est une façon d'orienter sa vie, de la tourner vers le soleil levant de l'invisible.
Le néant et l'amour sont de la même race terrible. Notre âme est le lieu de leur empoignade indécise.
Rencontrer quelqu'un, le rencontrer vraiment - et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare. La substance inaltérable de l'amour est l'intelligence partagée de la vie.