Dieu nous regarde monter les châteaux de cartes de nos projets jusqu'au jour imprévisible où il tape du poing sur la table et fait tout s'effondrer: quelque chose, enfin, arrive.
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Disposant un nuage dans le ciel, une orange dans une assiette, les peintres éclairent ce qu'il reste de jour dans le soir, inventent la juste distance qui permet à l'espace de s'ouvrir, et à l'amour de danser.
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D'ailleurs, il n'y a pas de saint, il n'y a que de la sainteté. La sainteté c'est la joie. Elle est le fond de tout.
Un livre est voyant ou il n'est rien. Son travail est d'allumer la lumière dans les palais de nos cerveaux déserts.
Ce n'est pas l'encre qui fait l'écriture, c'est la voix, la vérité solitaire de la voix, l'hémorragie de vérité au ventre de la voix.
La joie n'a aucun antécédent, aucun poids, aucune profondeur. Elle est toute en commencements, en envols, en vibrations d'alouette.
Dans la même œuvre
Aimer et mourir sont deux lueurs qui ne font qu'un seul feu, et sans doute est-ce pour cela que nous aimons si peu, si mal: il nous faudrait consentir à notre propre défaite.
La beauté est l'ensemble de ces choses qui nous traversent et nous ignorent, aggravant soudain la légèreté de vivre.
Tout ce qui nous arrive nous survit ainsi, en souffrance dans l'espace. En attente. Echappant aux mots comme à l'absence de mots.
Peut-être n'est-ce que cela le monde : ce mauvais silence imposé à nos vies.