Au fond, l'unique raison pour laquelle on pense toujours à son moi, c'est que nous devons rester plus continuellement avec notre moi qu'avec n'importe qui d'autre.
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Depuis pas mal de temps, je m'étais habitué à ne pas bouger, à laisser le monde devenir fou.
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Ta vraie muse pour la prose, c'est le dialogue, car dans celui-ci tu peux faire dire les saillies absurdo-ingénuo-mythiques qui interprètent hypocritement la réalité. Ce que tu ne pourrais faire en poésie.
Il y a un seul plaisir, celui d'être vivant, tout le reste est misère.
Derrière les cultures et les routes, derrière les maisons humaines, sous mes pieds, le vieux coeur indifférent de la terre couvait dans l'obscurité, vivait en ses ravins, ses racines, ses choses secrètes, les peurs de l'enfance.
Il y a une chose plus triste que rater ses idéaux : les avoir réalisés.
Dans la même œuvre
Etrange chose, pensais-je, avec les mioches c'est comme avec les adultes : ils en ont assez quand on s'occupe trop d'eux. L'amour est quelque chose qui embête.
Derrière les cultures et les routes, derrière les maisons humaines, sous mes pieds, le vieux coeur indifférent de la terre couvait dans l'obscurité, vivait en ses ravins, ses racines, ses choses secrètes, les peurs de l'enfance.
Nous sommes au monde par hasard, dis-je. Père, mère, enfants, tout vient par hasard. Inutile de pleurer. On naît et on meurt seuls...