Dans mon pays, on a peur de la nudité, comme on a peur de la liberté. Parce que l'une exige l'autre. Et les deux, comme Eve, ne savent rien cacher. Elles révèlent tout, jusqu'à l'absence des dieux.

À lire aussi de Atiq Rahimi

Tu connais ce genre de peur qui ne t'éloigne pas de ton désir, au contraire, ça t'excite, ça te donne des ailes, même si ça peut te brûler.
Les temps sont durs. Les hommes ont perdu toute dignité. Le pouvoir est leur foi, au lieu que la foi soit leur pouvoir. Il n'y a plus d'homme digne de ce nom, il n'y a plus d'hommes valeureux.
Vous les hommes, vous jouissez, et nous les femmes, nous nous en réjouissons
Tu es incapable de décrire ton chagrin : il na pas encore pris forme. C'est encore trop tôt. Si seulement il pouvait se dissiper avant même de prendre forme, disparaitre...
Cette voix qui émerge de ma gorge, c'est la voix enfouie depuis des milliers d'années.
Toutes les citations de Atiq Rahimi →

Dans la même œuvre

L'exil ne s'écrit pas. Il se vit. Alors j'ai pris le calame, ce fin roseau taillé en pointe dont je me servais enfant, et je me suis mis à tracer des lettres calligraphiées, implorant les mots de ma langue maternelle. Pour les sublimer, les vénérer.
L'invisible est l'expression poétique de ce qui est absent, et certainement pas inexistant. Absent parce qu'il est ailleurs, là où je ne suis pas, ou je n'y suis plus. Ou bien, il est à l'endroit où je ne sais explorer au tréfonds de moi-même.
En callimorphie, je ne sais achever un corps. Je l'inachève. Peu importe si ce verbe n'existe pas. Il faut l'inventer. C'est beau, et si réel.
Oui, c'est le désir qui crée l'absence, nullement l'inverse !
En callimorphie, les lettres révèlent le corps et le corps, comme le désir, dénude les lettres. ... La callimorphie, c'est la danse du corps sur la musique des lettres.