Dans le temps qui s'écoule, rien ne se perd. Mais, petit à petit tout pâlit, comme ces très vieilles photographies faites sur une plaque métallique.

À lire aussi de Sándor Márai

Une ville ne s'appréhende pas seulement avec les yeux et les oreilles. Non c'est d'abord avec le nez, ensuite avec l'estomac, et finalement avec les nerfs. Les plus fortes sensations sont olfactives.
Le métier? Ce n'est pas si important, il y en a tant. Qu'on soit chapelier, vendeur de parapluies ou professeur d'université, finalement on vit de quelque chose.
Le craquement d'une allumette la nuit est un moyen aussi sûr de tirer quelqu'un de son sommeil qu'un coup de canon et obtient le même effet.
La vie est un poison quand elle n'est plus qu'un instrument à combler l'ambition, l'orgueil, la jalousie.
On peut passer sa vie à taire l'essentiel. Quelquefois même, on en meurt. Mais il arrive qu'on ait la possibilité de parler ; alors il n'est pas permis de continuer à se taire.
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Dans la même œuvre

Exiger la fidélité n'est-ce pas agir en égoïste et en présomptueux ? Voulons-nous réellement le bonheur de l'être aimé quand nous lui réclamons sa fidélité ?
Même une grande passion ne saurait causer la satisfaction que procure l'amitié à ceux qu'elle touche de son pouvoir magique.
Rien n'est plus rare parmi les jeunes qu'un sentiment désintéressé qui n'exige ni aide ni sacrifice. La jeunesse escompte toujours le sacrifice de ceux à qui elle a confié ses espérances.
Une chose est pire que n'importe quelle souffrance c'est la perte de l'estime de soi.
Henri apprenait facilement Conrad, avec difficulté, mais ce qu'il avait appris, il le retenait avec l'avidité de l'avare dont ce serait toute la fortune.