J'ai commencé le journalisme grâce à un ami dans Le Parisien libéré. Je suis devenu journaliste étant donné ce que je pensais, soit mon héritage paternel et tout ce que je venais de vivre. J'ai commencé à faire les tribunaux où tous les criminels de guerre passaient. Je recevais des lettres de lecteurs qui n'étaient pas d'accord avec ce que j'écrivais et qui m'avaient donné un nom : doyen macaroni.
❧
Conserve ma mémoire le temps que tu voudras, mais il faut te dire une chose, personne ne vit avec les morts.
◆
À lire aussi de Armand Gatti
Pour moi, le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit. ce qui élimine trois choses : le tiroir- caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il? L'essentiel, l'aventure du langage.
J'ai été fier lorsqu'à la fin d'un stage en prison un condamné à vingt-cinq ans de réclusion a déclaré à un journaliste qui l'interrogeait sur l'apport de l'aventure : " Mais, monsieur, je suis plus riche de deux cent cinquante mots ! " Alors, qu'on ne me demande pas si je fais du social ou du politique ! Notre entreprise est bien au-delà ! Elle vise à forger une fierté d'homme, d'artiste. Elle vise à faire de ces pauvres des Dieux.
Les mots jouent, sur la pensée, le même rôle que la lune sur les marées.
Chez nous, dans ma famille, les armes sont les livres, les combats sont les mots, la révolution c'est les mots !
Dans la même œuvre
Tu diras aussi à tous mes camarades que tu connais que je les quitte en pensant à eux, qu'ils pensent un peu à leur camarade qui est mort pour sa patrie.
J'espère que le souvenir de mes camarades et le mien ne sera pas oublié car il doit être mémorable