Personne ne sait jamais ce qu'on gagne avec une naissance. On n'y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu'on perd.
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Connaître, c'est connaître par les causes. Comprendre, c'est remonter aux origines. Dans la forêt, dans la savane, sur la mer, dans les sables du désert, le commencement des commencements, le début de toutes choses est le mythe majeur des hommes.
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La tradition est un progrès qui a réussi.
Avant le tout, il n'y avait rien. Après le tout, qu'y aura-t-il ?
Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.
La beauté est un mystère en pleine lumière. Il y a beaucoup de mystères autour de nous. Les uns, comme l'origine et la mort, sont sombres, opaques, terrifiants. Les autres sont légers et gais.
Dans la même œuvre
La science est une tâche infinie. Le tout est un rébus, une devinette, une interrogation béante, une énigme. Pour avancer dans cette énigme aussi loin que possible, nous avons une seule ressource: notre pensée. Et un seul outil: la science.
Ce qu'il y a de mieux dans ce monde, de plus beau, de plus excitant, ce sont les commencements. L'enfance et les matins ont la splendeur des choses neuves. L'existence est souvent terne. Naître est toujours un bonheur.
Ce monde inépuisable, il n'existe que deux voies pour tenter d'en rendre compte: l'art et la science.
Le temps est une parenthèse, une illusion, un songe, et peut-être un mensonge.
Longtemps je me suis promené dans le monde, mains dans les poches, le nez en l'air. Et le monde est beau.