Commencer à parler du déconfinement aux Français maintenant est une plaisanterie du 1er avril.

À lire aussi de Jacques Attali

Tout ce qui est encore beau à trente ans est triste à cinquante et grotesque à soixante.
De siècle en siècle, l'humanité impose la primauté de la liberté individuelle sur toute autre valeur.
Notre époque ne fait plus de musique. Elle camoufle par du bruit la solitude des hommes en leur donnant à entendre ce qu'elle croit être de la musique.
On revient toujours à l'idée du temps, donc de la mort, donc, c'est ça le grand fil conducteur, c'est la gestion du temps.
Hugo Preuss, juriste juif, rédige la Constitution de Weimar. Kurst Eisner dirige le gouvernement révolutionnaire bavarois, à la tête d'une équipe dont la majorité des ministres sont juifs.
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Je trouve insensé qu’on parle maintenant du déconfinement. Si on suit le modèle chinois, on sera déconfiné fin mai. Commencer à parler du déconfinement aux Français maintenant est une plaisanterie du 1er avril. C’est comme ça que les gens vont commencer à sortir et ne plus prendre cette épidémie de coronavirus au sérieux.
On voit bien qu’on n’a pas consacré assez d’efforts aux hôpitaux. La santé devrait être la première industrie du monde.
Il y a une idéologie qui consiste à penser que les secteurs de la santé, de la culture, de l’éducation, de la recherche et de l’innovation sont des secteurs qui coûtent et pas des secteurs qui rapportent. Cette crise [Coronavirus] montre que c’est faux. Quand les dépenses de santé augmentent, si l’espérance de vie et la qualité de vie augmente, c’est une bonne nouvelle.
Il est vraisemblable qu’on va l’oublier après cette crise [Coronavirus] et retourner à nos errements. Mais si on veut bien y penser, on créera un nouveau modèle de développement beaucoup plus juste et plus utile
Cette crise [ Coronavirus] est l'occasion de prendre conscience qu’il faut financer plus l’industrie de la vie : hygiène, sécurité, santé, alimentation, culture...