Comme tous les amoureux, ils étaient persuadés que ce qui menaçait l'amour ne pouvait venir que du monde, que de l'extérieur ; ils ne soupçonnaient pas que le germe de sa mort pût se trouver à l'intérieur d'eux-mêmes.

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L'unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, n'est-il pas l'amour ?
A la racine du mensonge se trouve l'image idéalisée que nous avons de nous-mêmes et que nous souhaitons imposer à autrui.
Si l'on change intérieurement, on ne doit pas continuer à vivre avec les mêmes objets.
Et puis n'oubliez pas que les rêves engendrent les rêves.
Notre vie est pour une grande part composée de rêves. Il faut les rattacher à l'action.
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Dans la même œuvre

Le monde d'aujourd'hui a perdu ses racines. C'est une grande forêt où les arbres seraient plantés la tête en bas. Leurs racines gesticulent furieusement en l'air et elles se dessèchent.
L'amour ne meurt jamais de mort naturelle. Il meurt parce que nous ne savons pas revenir à sa source. Il meurt d'aveuglement, d'erreurs et de trahisons. Il meurt de maladie et de blessures ; il meurt de lassitude, il dépérit et se ternit.