La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus vouloir vivre avec, et la plupart d'entre nous, ce qu'on veut, c'est vivre. Le moins douloureusement possible. C'est humain.
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Classe mixte au lycée, mais pour l'Education physique et sportive, les filles sont de leur côté et nous du nôtre. On ne mélange pas la dentelle au gros drap.
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Des poux, on en a plein, une mère, on en a qu'une !
J'essaie de revenir au plus près de ces moments alors que tout ce que je souhaiterais, c'est les oublier, et puis fuir, fuir très loin, avec des jambes légères et un cerveau tout neuf.
C'est bien la mort des autres, des êtres aimés, pas la nôtre, qui nous ronge et peut nous détruire.
Les bonnes gens partent vite. Tout le monde les aime bien, la mort aussi. Seuls les salauds ont la peau dure. Ceux-là crèvent vieux en général, et parfois même dans leur lit.
Dans la même œuvre
Faire son deuil, c'est lancer une poignée de vie dans les yeux de la mort. On sait qu'elle n'en sera aveuglée qu'un bref instant, mais cela fait du bien.
J'ai vu assez de tombes ouvertes et fait assez de trous pour en être certain. Creuser c'est apprendre à mourir.
Je suis enfin prêt. J'enfourche mon vélo. Je fonce. Le vent me renifle. J'ai 10 ans. Le présent est un cadeau somptueux.
La mort décidément pense à tout. Elle sait vivre. Elle épouse le temps, change d'atours. Innove. On la comprend. Elle aussi doit s'ennuyer. Gagner à tous les coups ce n'est pas du jeu.
La rêverie de l'eau est sans doute celle qui convient le mieux à ma nature inconsistante car je n'ai jamais pu vraiment me saisir entre les doigts.