C'est bien la mort des autres, des êtres aimés, pas la nôtre, qui nous ronge et peut nous détruire.

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L'homme est un animal qui toujours recommence. Mais que recommence-t-il sans cesse? Ses erreurs, ou la construction de ses fragiles échafaudages qui parviennent parfois à le hisser à deux doigts du ciel?
Le chagrin tue. Très vite. Le sentiment de la faute aussi, chez ceux qui ont un bout de morale.
Tout le monde aujourd'hui répugne à dire les choses par leur nom : un aveugle est un non-voyant, un animateur de télévision, un artiste, bientôt les morts seront des non-vivants.
La fierté des détenus qui réussissaient à un examen. Je me souviens de la joie de l'un d'eux qui attendait le prochain parloir pour annoncer à sa fille de sept ans qu'il venait d'avoir le baccalauréat. Continuer à être. Redevenir.
Depuis tout petit, j'aime les questions, et les chemins qui mènent à leurs réponses. Parfois d'ailleurs, je finis par ne connapitre que le chemin, mais ce n'est pas si grave: j'ai déjà avancé.
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Dans la même œuvre

Je me souviens d'avoir pensé que les yeux n'ont pas d'âge, et que l'on meurt avec ses yeux d'enfant, toujours, ses yeux qui un jour se sont ouverts sur le monde et ne l'ont plus lâché.
L'homme est un animal qui toujours recommence.
N'oublie pas que c'est l'ignorance qui triomphe toujours, Brodeck, pas le savoir.
La vérité, ça peut couper les mains et laisser des entailles à ne plus vouloir vivre avec, et la plupart d'entre nous, ce qu'on veut, c'est vivre. Le moins douloureusement possible. C'est humain.
Lorsque l'amour frappe à la porte, il ne reste que la porte, et que tout le reste disparaît.