Choisissez une étoile, ne la quittez pas des yeux. Elle vous fera avancer loin, sans fatigue et sans peine.

À lire aussi de Alexandra David-Neel

Nous sommes absurdes de trouver mauvais que tel être cherche son bonheur de telle manière qui correspond à l'étoffe dont il est fait. Les vieux principes, la hiérarchie des pensées et des actes, toute l'échelle du Bien et du Mal nous tient trop encore et les plus affranchis d'être nous ne peuvent guère se défendre de jauger selon leur catalogue propre les gestes d'autrui.
A l'origine de toute connaissance, nous rencontrons la curiosité ! Elle est une condition essentielle du progrès.
Les êtres ont droit au bonheur, si l'on peut parler de droit ici. Je veux dire qu'ils ont l'instinct du bonheur comme ils ont celui de manger, car qu'est-ce que le bonheur sinon la satisfaction, d'un besoin de notre organisme, besoin matériel ou mental.
Béni soit « cela » qui m'a préservé des routes banales, qui m'a fait gravir les Himalayas et ces invisibles Himalayas de la pensée si infiniment plus élevés que les autres !
J'ai endossé des vêtements qui m'ont déguisée mais sous eux, le petit moi qu'ils gênaient est toujours lui-même et je le retrouve avec tant de joie.
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Dans la même œuvre

Il fait froid et triste quand on demande aux êtres de vous être un soutien , de vous réchauffer, d'alléger le fardeau de misère inhérente à toute existence. Nul d'eux n'a réellement le souci de le faire, nul d'eux ne le peut vraiment. C'est en soi qu'il faut cultiver la flamme qui réchauffe, c'est sur soi qu'il faut s'appuyer.
Les sages ce sont ceux qui ont compris que de ce que le commun des êtres appelle la vie il n'y a rien à tirer que froid et tristesse et qui sont partis avec leur pensée, en quête d'autre chose ... d'autre chose qui est au-delà du froid et du chaud, du rire et des larmes. Ils l'ont trouvé. Pourquoi d'autres, pourquoi nous-mêmes ne le trouverions-nous pas ?
Les vrais compagnons, ce sont les arbres, les brins d'herbe, les rayons du soleil, les nuages qui courent dans le ciel crépusculaire ou matinal, la mer, les montagnes. C'est dans tout cela que coule la vie, la vraie vie, et l'on n'est jamais seules quand on sait la voir et la sentir.
Mon petit bien cher, je suis née une sauvage et une solitaire et ces dispositions ont crû tout le long des ans que j'ai vécus. Je leur dois des joies que je n'aurais jamais connues sans elles.
Souffrir est absurde et laid. Toute souffrance est un désordre... Mieux vaut s'accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune. Est-il besoin, pour un homme, d'avoir une compagne effacée, sentimentale et sans volonté, pour être heureux ?