À chaque livre, nous découvrons avec horreur un homme imprimé à mort par les imprimeurs, édité à mort par les éditeurs, lu à mort par les lecteurs.

À lire aussi de Thomas Bernhard

L'homme cultivé croit toujours qu'il se doit de protéger la nature alors qu'en fait, il est totalement dominé par cette dernière.
Dès mon enfance je l'ai évitée, la masse, j'ai détesté la foule, le rassemblement de gens, cette concentration de grossièreté et d'étourderie et de mensonge. Autant nous devrions aimer chacun en particulier, me dis-je, autant nous détestons la masse.
La plupart de nos professeurs sont des créatures minables, qui semblent s'être donné pour tâche de barricader la vie de leurs élèves et de la transformer, finalement et définitivement, en une épouvantable déprime.
Je me serais mille fois tué si je n'avais pas été retenu à la surface de la terre par mon impudente curiosité.
L'étranger, débarquant dans une région qui lui est totalement inconnue et au milieu d'êtres totalement nouveaux pour lui, les perçoit toujours comme beaucoup plus froids et plus horribles qu'ils ne sont en réalité.
Toutes les citations de Thomas Bernhard →

Dans la même œuvre

Se faire comprendre est impossible.
Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi.
A chaque livre, nous découvrons avec horreur un homme imprimé à mort par les imprimeurs, édité à mort par les éditeurs, lu à mort par les lecteurs.
Il était frappant de constater que les riches, précisément, sont les plus enclins à se suicider, sans doute parce qu'ils sont les premiers à tomber sous le coup de l'ennui, le plus effroyable des maux qui sévissent en ce monde.
Le monde est essentiellement surréel.