Intégrer ses obsessions à un livre, c'est une façon comme une autre de les contenir. Je ne suis même pas toujours consciente de ce qui se faufile ainsi dans mes romans pour rester supportable.
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Cette fois, elle ferma les volets, couvrit le miroir, ce piège à âmes, arrêta l'horloge... Elle venait faire un mort.
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À lire aussi de Carole Martinez
C'est compliqué de désirer qui que ce soit quand on ne se désire pas soi-même.
Il suffit de regarder quelque chose très longtemps pour qu'une porte s'ouvre et nous absorbe.
Ne laisse pas trop tes enfants traîner. - Mais que crains-tu? - Les ogres, je crains les ogres! Mon coeur ne m'autorise pas à t'en dire davantage. On voit ses enfants grandir mais on ne les voit jamais vieillir. C'est ainsi.
Depuis toujours, je débroussaille le monde en traduisant la vie en fables. Ma rêverie tord le réel, ce bricolage m'est une sorte de système immunitaire contre la vacuité et l'angoisse.
Dans la même œuvre
Ne laisse pas trop tes enfants traîner. - Mais que crains-tu? - Les ogres, je crains les ogres! Mon coeur ne m'autorise pas à t'en dire davantage. On voit ses enfants grandir mais on ne les voit jamais vieillir. C'est ainsi.
C'est nous, les gitans qui faisons tourner la terre en marchant. Voilà pourquoi nous avançons sans jamais nous arrêter plus de temps qu'il ne le faut.
Ma vie s'est jouée avant que je ne vienne au monde. N'est-ce finalement pas le cas de tout un chacun. Notre vie n'est le fruit d'un passé qu'on ne maîtrise absolument pas.
Le silence de la nuit s'est posé sur ma page. Du silence et rien d'autre. J'entends, dans le désert de ma vie, battre mon coeur ensablé.
Des choses sacrées se murmurent dans l'ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d'épices, magie et recettes se côtoient. Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le coeur.