Avec le garçon, pas d'envahissement : sa nature ne le porte ni à la sentimentalité, ni à la jalousie, ni à la graphomanie, ni au besoin qu'on s'occupe de lui ; elle le porte au contraire à souhaiter qu'on le laisse tranquille, et à laisser tranquilles les autres. Il y a dans le protectionnisme quelque chose de réservé et de dépouillé, mettons quelque chose de sec, qui est très classique : souviens-toi de la litote du Parc ; sans parler de la réserve que nous impose la société. Avec les femmes — du moins si j'en crois les livres, car mon expérience d'elles est nulle, — c'est le contraire ; il faut toujours en dire et en faire plus qu'on ne sent : débordement et étalage, auxquels s'ajoute l'étalage de la publicité extravagante donnée à cet amour. Tout cela est romantique. L'amour des femmes, c'est l'amour tumultueux ; l'amour des garçons, c'est l'amour paisible, qui vous laisse l'esprit libre. De là le vers de Properce : « A mon ennemi je souhaite une femme. A mon ami un jeune garçon.»
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Certaines âmes vont à l'absolu comme l'eau va à la mer.
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À lire aussi de Henry de Montherlant
Rien n'est beau que le faux, le faux seul est aimable.
Que serait-ce qu'être fidèle si on n'était fidèle qu'à ceux qui vous aiment?
La mélancolie est le petit luxe des âmes pauvres.
Le besoin de nouveauté, quelle qu'elle soit, et fût-elle bien pire que ce qu'elle remplace, est une des formes caractéristiques de la bêtise humaine. Cette forme de la bêtise est celle de la jeunesse.
Dans la même œuvre
C'est le jour des révolutions que les choses rentrent dans l'ordre.
Ce qu'il y a de difficile dans la charité, c'est qu'il faut continuer.
J'ai l'impression de frapper contre un mur. Le mur ne cède pas encore, mais, à force de m'y acharner...
Vous excellez à distiller à la fois le suc et l'acide, à lécher et à mordre en même temps ...
La jeune femme qui était assise à côté d'elle; adossée dans son fauteuil, elle écoutait.