Celui qui veut continuellement «s'élever» doit s'attendre à avoir un jour le vertige.

À lire aussi de Milan Kundera

Entre une femme qui est convaincue d'être unique, et les femmes qui ont revêtu le linceul de l'universelle destinée féminine, il n'y a pas de conciliation possible.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.
La sensualité, c'est la mobilisation maximale des sens: on observe l'autre intensément et on écoute ses moindres bruits.
La lutte de l'homme contre le pouvoir, c'est la lutte de la mémoire contre l'oubli.
Car ce ne sont pas les ennemis, mais les amis qui condamnent l'homme à la solitude.
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Dans la même œuvre

L'homme ne peut jamais savoir ce qu'il faut vouloir car il n'a qu'une vie et il ne peut la comparer à des vies antérieures ni la rectifier dans des vies ultérieures.
Ne pouvoir vivre qu'une vie, c'est comme ne pas vivre du tout.
Celui qui veut quitter le lieu où il vit n'est pas heureux.
Nous croyons tous qu'il est impensable que l'amour de notre vie puisse être quelque chose de léger, quelque chose qui ne pèse rien; nous nous figurons que notre amour est ce qu'il devait être; que sans lui notre vie se serait pas notre vie.
Pour qu'un amour soit inoubliable, il faut que les hasards s'y rejoignent dès le premier instant comme les oiseaux sur les épaules de saint François d'Assise.