Je déteste les hommes, mais ils sont en même temps mon unique raison de vivre.
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Celui qui ne sait pas rire ne doit pas être pris au sérieux.
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À lire aussi de Thomas Bernhard
Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi.
Avancer dans le domaine de la connaissance, c'est s'éloigner du merveilleux.
Toujours vouloir tout changer, c'est un besoin insatiable, un plaisir infâme, et cela mène aux plus pénibles déchirements.
Seuls des gens stupides ou des malades aussi bien que des gens à la fois stupides et malades sont professeurs de lycée car ce qu'ils enseignent quotidiennement et déversent sur les têtes de leurs victimes n'est en vérité rien d'autre que de la stupidité et de la maladie, une matière qui a pourri au cours des siècles, une matière considérée comme maladie de l'esprit, dans laquelle la pensée de chacun des élèves doit nécessairement s'asphyxier.
Dans la même œuvre
Toutes les écoles supérieures sont mauvaises et celle que nous fréquentons est toujours la plus mauvaise si elle ne nous ouvre pas les yeux.
Beaucoup se suicident dans leur cinquante et unième année. Car cinquante ans, c'est amplement suffisant.
Que veut dire exister sinon ceci : nous désespérons.
Seul l'imbécile admire.
Nos bibliothèques sont en quelque sorte des pénitenciers où nous avons enfermé nos grands esprits, Kant naturellement dans une cellule individuelle, de même que Nietzsche, de même que Schopenhauer, Pascal, Voltaire, Montaigne, tous les très grands dans des cellules individuelles, les autres dans des cellules collectives, mais tous pour toujours et à jamais, mon cher, pour l'éternité et jusqu'à l'infini, voilà la vérité.