Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.

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Les gens qui ne sont pas capables de jeter, qui hésitent à se séparer de vieilleries qui ne leur sont d'aucune utilité sont d'incurables nostalgiques que le passé entrave.
Il faudrait toujours rester sur ses gardes. Et ne pas oublier que ceux qui veulent nous nuire sont peu traversés par des états d'âme.
Je me demande parfois quelle femme elle est aujourd'hui. Oui, que deviennent ceux que nous avons aimés et perdus ?
Un soldat mort, c'est un monde qui s'écroule assurément. Et deux corps qui roulent dans la chaleur d'un lit, c'est un monde qui renait. Pense aux renaissances, aux reconquêtes. Ne meurs pas. Ne meurs pas.
Tu es seul, je regarde ta solitude et ta pauvreté, elles me font plaisir, on a les vengeances qu'on peut.
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Je pense qu'on ne survit pas à la mort de sa mère. Bien sûr, on continue à respirer de l'air, à grandir, à sourire. Mais c'est mort à l'intérieur. On a quelque chose de mort à l'intérieur.
Cette trop grande sensibilité, cet orgueil parfois mal placé, ce n'était rien d'autre que de la fragilité. On n'a rien compris à James Dean si on n'a pas compris sa fragilité. C'était du verre.