Ce qui est terrible, c’est avant la mort. La maladie, la souffrance de bête de la maladie. Être une petite bête traquée. [...] Ça, ça me fait peur que la maladie fasse de moi une petite bête traquée. Mais à part ça, je n’ai peur de rien.

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La mort est simplement le dernier mot du contrat qu'on a tous signé. Donc il ne faut pas s'en faire : la mort, c'est la vie.
On pense toujours la mort comme les enfants, on s’imagine se voyant ne plus y être. Mais quand on est mort, on ne le sait pas, on est seul à ne pas le savoir. Vous n’êtes pas témoin de votre mort.
Le public m'identifie beaucoup à mes rôles de râleurs, je ne peux rien y faire. Mais ça ne veut pas dire que je dois être d’accord ou me conformer à cette image. Les gens trouvent que je joue toujours la même chose? Tant mieux pour eux! Je pourrais leur prouver le contraire. Mais j’ai franchement autre chose à foutre. Je connais la névrose des gens, à vouloir tout ranger dans un tiroir. Donc rien d’extraordinaire, il y a des clichés sur moi comme il y en a sur tous les sujets.
J’ai toujours été motivé par l’idée que certains puissent se laisser pénétrer par un point de vue. C’est ce qui m’est arrivé avec l’art dramatique. A notre petit niveau, il suffit qu’un seul soit touché par ce que l’on défend pour que ce soit mon plus beau cadeau.
Les pédants habitent à la télé, on a l’impression que c’est leur appartement tellement on les voit. Il y a des milliards de Trissotin, de gens qui ont tout compris, qui savent tout mieux que tout le monde. Ce sont surtout les vedettes, les philosophes, les chroniqueurs qui ont la science infuse, contrairement aux autres qui n’ont rien compris.
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