La mort est simplement le dernier mot du contrat qu'on a tous signé. Donc il ne faut pas s'en faire : la mort, c'est la vie.

À lire aussi de Jean-Pierre Bacri

Même si les gens ont l'habitude de regarder des films sur des tablettes, des ordinateurs ou des téléviseurs, cela ne les empêchera pas d'aller au cinéma. Et si un jour on s'aperçoit que les cinémas sont vides, il faudra s'y faire. Il n'y a plus, non plus, de fiacres et de cochers.
Je n’ai juste pas envie qu’on me foute dans un musée. Être un « classique », ça ne m’intéresse pas. Je bouge, je change… Je suis un être humain avec ses contradictions. Je dis un truc puis le contraire…
Le public m'identifie beaucoup à mes rôles de râleurs, je ne peux rien y faire. Mais ça ne veut pas dire que je dois être d’accord ou me conformer à cette image.
Ça ne me dérange pas, les grosses comédies qui font « ha ha ! » et qui n’ont rien à dire. Il en sort toutes les deux semaines. Mais ça ne m’intéresse pas. Au mieux, ça me fait marrer 45 minutes devant ma télé, c’est sympa, mais je m’en fous. Ma vision de la comédie, c’est Lubitsch, pas Jim Carrey. Lui, il m’emmerde. C’est comme Jerry Lewis. Je trouve ça dégoûtant… mais ça plaît à plein de gens.
Je n'aime pas du tout cette tendance à se dévaloriser en permanence. Je trouve qu'on devrait régulièrement se comparer aux autres. Qu'on me cite dix pays où on vit mieux et plus librement qu'en France. Où il y a autant de démocratie, de sécurité sociale, d'éducation gratuite. Des leaders d'opinion diffusent en permanence ce déclinisme. Des oiseaux de mauvais augure.
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Dans la même œuvre

J'aime être un menteur réussi. Jouer et être cru, c'est quelque chose d'un peu enfantin. Comme quand on voit une peinture et qu'on dirait une photo.
En général, c'est la qualité d'écriture qui me décide à accepter un film. Et je dois avouer qu'il y a eu des propositions de génies du cinéma que j'ai refusées parce que je n'aimais pas le scénario. Je ne me fonde pas sur la réputation du metteur en scène. Pour être vraiment sincère, je n'accepte que ce que je me sens capable de jouer.
Même si les gens ont l'habitude de regarder des films sur des tablettes, des ordinateurs ou des téléviseurs, cela ne les empêchera pas d'aller au cinéma. Et si un jour on s'aperçoit que les cinémas sont vides, il faudra s'y faire. Il n'y a plus, non plus, de fiacres et de cochers.
On est toujours content d'être distingué. On sait bien que c'est un peu stupide. C'est comme si on disait : les peintres nominés sont Van Gogh, Matisse et Rembrandt ! Tout ça est une question de goût. Je vois donc bien la limite de ces prix mais on ne peut pas s'en empêcher, notre vanité est flattée.
Je n'aime pas du tout cette tendance à se dévaloriser en permanence. Je trouve qu'on devrait régulièrement se comparer aux autres. Qu'on me cite dix pays où on vit mieux et plus librement qu'en France. Où il y a autant de démocratie, de sécurité sociale, d'éducation gratuite. Des leaders d'opinion diffusent en permanence ce déclinisme. Des oiseaux de mauvais augure.