Partager, c'est aliéner.
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Ce que voudrait être l'amour, c'est l'amitié.
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À lire aussi de Paul Lefèvre, dit Paul Géraldy
Ce que nous appelons amour est l'ambition d'éveiller et de maintenir éveillé dans une chair, un coeur, un esprit étrangers, le souci de flatter à notre place un moi dont nous ne sommes pas très sûrs.
Nous employons des mots qui ne servent à rien, - et qui sont très gênants... et dangereux! On pose! - On dit: mon Coeur, ton Coeur, notre Coeur... On y tient! - Je te jure que l'on s'en passerait très bien, - et que cela simplifierait beaucoup les choses.
Les femmes conduisent l'homme vers sa femme. L'homme conduit sa femme vers les hommes.
J'ai besoin de te savoir faible et fragile. Je t'aime aussitôt beaucoup moins. Et je suis beaucoup plus tranquille.
Dans la même œuvre
A quarante ans, l'homme ne sait plus que travailler. Travailler, c'est marcher vers soi-même.
Les sens, qui marchent les premiers, entraînent le coeur avec eux dans des contrées où le pauvret n'avait que faire et le laissent s'y débrouiller. Instruis ton coeur.
Instruis ton coeur. Tu aurais voulu te garder pour la femme que tu aimeras? Il n'est pas de plus sûr moyen de lui déplaire.
Comment veux-tu qu 'elles te consentent ce que tu veux si tu as honte de ce que tu veux! Tu aimerais être plus beau, plus riche, et avoir plus d'esprit. Je sais. Ce n'est pas ton affaire. Tes moyens sont bien suffisants.
Les hommes ne demandent à l'amitié, comme à l'amour, que d'apaiser en eux on ne sait quelle angoisse, que d'y flatter on ne sait quelle vanité.