Ce qu'on écoute entre les sons, ce sont les silences qui servent à entendre les pensées. C'est la raison pour laquelle, dans la vie courante, nous avons peur du silence et nous le comblons sans cesse.

À lire aussi de Frédérique Deghelt

Ce n'était pas la jeunesse qui passait avec le temps. C'était une certaine façon de la considérer.
Ne pas se sentir belle dans le regard de l'autre, ne plus avoir d'importance à ses yeux, être absente de sa lumière, est la plus certaine des fins.
Nous, les vieux, avons encore dans nos mémoires des choses racontables afin qu'ils tiennent d'une main la confiance en l'avenir et de l'autre une trace du passé.
Parfois, l'humour permet de danser sur le fil des pensées sans y rencontrer la fatale mélancolie.
Pourquoi faut-il en venir à réclamer la permission d'exister à ses enfants? Comme s'il ne suffisait pas déjà d'être griffée par le temps.
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Dans la même œuvre

Aimer, c'est toujours donner.
L'attendre ou le précéder, mais savoir ce qu'on fait de sa vie auprès de l'autre, pourquoi on est là, ou pourquoi on n'y est pas. L'absence aussi dit des choses que les êtres se cachent.
On dit toujours que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, mais on devrait ajouter que ce qui nous mine quotidiennement finit par nous tuer!
Le chagrin est une blessure qui demande à saigner pour pouvoir guérir.
Capter l'image d'un instant, ça ne veut pas obligatoirement dire savoir le photographier.