Une de mes dernières volontés serait de jouer dans un film. Je crois que je pourrai jouer le rôle d'un agent de CIA, d'un savant fou ou celui d'un criminel de guerre. Ça me plairait vraiment…
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Ce n'est pas la vérité qui blesse, c'est le mensonge éhonté.
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À lire aussi de William S. Burroughs
Je me suis éveillé de la Maladie, à l'âge de quarante-cinq ans, sain d'esprit et relativement de corps, si j'excepte un foie affaibli et ce masque de chair d'emprunt que portent tous ceux qui ont survécu au Mal... La plupart des survivants ne se souviennent pas du délire dans tous ses détails. Il semble que j'aie enregistré mes impressions sur ce mal et son délire, mais je n'ai guère souvenir d' avoir rédigé les notes que l'on a publiées en langue anglaise sous le titre « Naked lunch » (Le festin nu). C'est Jack Kerouac qui m'a suggéré ce titre, et je n'en ai compris la signification que très récemment, après ma guérison. Il a exactement le sens de ses termes : le Festin Nu cet instant pétrifié et glacé où chacun peut voir ce qui est piqué au bout de chaque fourchette.
On en apprend beaucoup plus sur son prochain en lui parlant qu'en l'écoutant.
La prolifération cellulaire totale débouche sur le cancer. La démocratie est cancérigène par essence, et les bureaux sont ses cancers vivants. Bureaux, services, offices, sections… Un bureau prend racine au hasard dans l'État, se mue bientôt en tumeur maligne, comme la Brigade des Stupéfiants, et commence à se reproduire sans relâche, multipliant sa propre souche à des dizaines d'exemplaires, et il finira par asphyxier son hôte, au sens biologique du terme, si on ne réussit pas à le neutraliser ou à l'éliminer à temps.
Une page de Rimbaud découpée et redisposée vous donnera des images tout à fait nouvelles. Des images de Rimbaud — des vraies images de Rimbaud — mais des nouvelles.
Dans la même œuvre
La vérité est là quand tous les mots sont effacés. Les mots ont été faits pour mentir.
Écrire n'est rien d'autre que ça : non pas une évasion hors de la réalité, mais une tentative pour changer la réalité, de sorte que [l']écrivain peut s'évader des limites de la réalité.
L'utilisation de la bombe atomique alors que même en poussant le pragmatisme au maximum, ce n'était pas nécessaire, ça frôlait le péché impardonnable puisqu'il y aurait pu n'y avoir personne pour pardonner.
Sans friction, sans conflit, n'importe quel système s'arrêtera.
Pour moi le péché le plus impardonnable est le Mensonge parce que, tout comme la fausse monnaie, il dévalue la vérité.