C'est une morte qui te raconte sa vie, sa vie qui a été à toi, de sa première à sa dernière heure de conscience. N'aie pas peur de mes paroles : une morte ne réclame plus rien elle ne réclame ni amour, ni compassion, ni consolation.
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Car jamais un acte n'est décisif par lui-même; ce qui compte, c'est la connaissance de cet acte, et ses conséquences.
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L'histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu'elle n'a pas élus, si grande soit la peine qu'ils se sont donnée.
... cette façon magique de se tromper soi-même que nous appelons le souvenir...
Etant elle-même beauté, la jeunesse n'a pas besoin de sérénité: dans l'excès de ses forces vives, elle se laisse volontiers vampiriser par la mélancolie.
La bonne leçon que l'on doit à un deuil est la suivante : vivre plus fortement, avec plus d'avidité, et se préserver de la luminosité du monde, qui arrête le regard.
Dans la même œuvre
... toute découverte, toute invention ne tient pas tant sa valeur de celui qui la réalise que de celui qui en comprend toute la signification, toute la force opérante.
Il est rare que la vérité rattrape le terrain perdu sur la légende.
... cet éternel besoin de fabriquer des héros.