Parce qu'il n'y a plus d'objets ni d'évènements insolites, pas plus qu'il n'y en a de sacrés. Tout est connu, convenu, attendu. Tout est à la télé.
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C'est vrai qu'on m'a mariée à Samad Iqbal le soir même du jour où je l'ai rencontré pour la première fois. C'est vrai que je ne le connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Mais il ne me déplaisait pas. On s'est rencontrés dans la salle du petit déjeuner d'un hôtel de Delhi, un jour où il faisait une chaleur épouvantable, et il m'a éventée avec le Times. J'ai trouvé qu'il avait un visage sympathique, une voix douce et un joli p'tit derrière pour un homme de son âge. Bon. Maintenant, chaque fois que je découvre quelques chose sur son compte, je l'apprécie un peu moins. Donc, tu vois, tout compte fait, on était nettement mieux avant...
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C'est drôle, mais quand on passé un bout de temps quelque part, on finit par constater que c'est ce les gens aiment vous entendre que, dans le temps, c'était la vie en rose. C'est un besoin chez eux.
Mo croyait ferme qu’en matière de pigeon, il fallait s’attaquer directement à la racine du mal, laquelle n’était pas la fiente, mais le pigeon lui-même. L'ennui, c'est pas la merde, c'est le pigeon semeur de merde, tel était son mantra favori.
Le grand talent de Claire en tant qu'enseignante consistait à trouver des qualités dans chacune de ces tentatives et de parler aux auteurs comme si leurs noms étaient déjà connus dans chaque foyer américain féru de poésie.
A présent, en les observant tous deux, Jérôme se reconnut dans les articulations de leurs doigts et la jolie conque de leurs oreilles, leurs longues jambes et leurs cheveux bouclés en bataille. Il pouvait s'entendre dans leurs légers zézaiements - leurs langues charnues vibrant contre leurs dents légèrement avancées. Il ne se demandait pas s'il les aimait ou comment ou pourquoi. Ils incarnait l'amour : ils avaient été la première preuve d'amour dans sa vie, et ils en seraient la dernière confirmation lorsque tout aurait disparu.
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Faut te tenir un peu au courant, mon vieux, dit Shiva, parlant lentement, patiemment. « Organes de la femme, point G, cancer des testicules, ménopause, andropause… la crise de la cinquantaine fait partie de ces trucs. C’est le genre d’informations que l’homme moderne se doit de posséder.
C'est drôle, mais quand on passé un bout de temps quelque part, on finit par constater que c'est ce les gens aiment vous entendre que, dans le temps, c'était la vie en rose. C'est un besoin chez eux.
Parce qu'il n'y a plus d'objets ni d'évènements insolites, pas plus qu'il n'y en a de sacrés. Tout est connu, convenu, attendu. Tout est à la télé.
Celui que j'envoie au pays revient cent pour cent anglais, costume blanc et perruque d'avocat. Et celui que je garde ici finit comme terroriste fondamentaliste à plein temps.
Au fond, le divorce, c'est ça : récupérer des choses dont on ne veut plus chez des gens que l'on n'aime plus.