C'est dans les moments d'inattention que souvent le pire m'est advenu.

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La mélodie, c'est le gage de l'immortalité pour un auteur
Je remonte dans le passé des peuples, au fur et à mesure que je travaille dehors jusqu'à l'extrême limite des premiers froids. Que le ciel et la terre se transforment au-dessus de ma tête et sous mes pieds. Je pense alors que travailler dehors, c'est éviter le retour de la dépression.
Le mode interrogatif est le mode premier de la poésie, de l'éloquence. Le mode premier de tout ce que je fais, depuis longtemps.
Quand j'écris, j'ai toute la langue française avec moi dans l'oreille. Simplement, j'essaie d'être au plus près de la parole. On ne prononce pas tout, dans la parole, ni toutes les lettres, ni toutes les syllabes. C'est une affaire très minutieuse, pas du tout sauvage, qui prend en compte toute la langue, son histoire, ses confins, les autres langues avec lesquelles elle a été en contact, ses diverses accentuations.
Ma recherche de l'absolu aboutit à ceci que j'en espère toujours de plus absolu encore. Tous les absolues créés par l'homme, auxquels j'ai souscrit, sont dépouillés par moi de leur valeur d'absolu en regard d'autres qui ne nous sont pas encore connus.
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Ma recherche de l'absolu aboutit à ceci que j'en espère toujours de plus absolu encore. Tous les absolues créés par l'homme, auxquels j'ai souscrit, sont dépouillés par moi de leur valeur d'absolu en regard d'autres qui ne nous sont pas encore connus.
Ce que je ressens comme une liberté nouvelle c'est la perte de mon poids. La beauté de l'hiver, sa lumière, l'éclat, le scintillement de la neige et de la glace (le spectacle prévu pour décembre à Chaillot) me font comme un corps glorieux.
Un débat entre littérature et vie, oui, peut-être, mais pas entre ce que moi j'écris et la vie ; parce que c'est la vie, ce que je fais.
Comment un médecin même savant pourrait-il comprendre que mon épuisement ne procède que d'une torture d'ordre artistique ?
Quelle douleur aussi de ne pouvoir se partager, être, soi, partagé, comme un festin par tout ce qu'on désire manger, par toutes les sensations, par tous les êtres : cette dépouille déchiquetée de petit animal par terre c'est moi… si ce pouvait être moi !