C'est bien là le pire des ruptures : non seulement on se quitte mais on se quitte pour des raisons différentes.

À lire aussi de Françoise Sagan

Quand votre femme vous trompe, on est ridicule si on l'ignore, complaisant si on le sait, et névrosé si on en souffre.
A partir d'un certain âge, on n'a pour les gens que les sentiments qui vous arrangent, qui ne prennent que la place qu'on peut leur donner. C'est une question d'horaire. On choisit les gens en fonction de la place qui reste.
J'aurais voulu demander aux gens: Etes-vous amoureux? Que lisez-vous?, mais je ne m'inquiétais pas de leur profession souvent primordiale à leurs yeux.
Pour qu'un homme et une femme s'aiment vraiment, il ne suffisait pas qu'ils se soient fait plaisir, qu'ils se soient fait rire, il fallait aussi qu'ils se soient fait souffrir.
Sans doute, à son âge, je paierai aussi des jeunes gens pour m'aimer parce que l'amour est la chose la plus douce et la plus vivante, la plus raisonnable. Et que le prix importe peu.
Toutes les citations de Françoise Sagan →

Dans la même œuvre

Voyez-vous l'intérêt de l'argent, le principal peut-être,c'est qu'on se sent à l'aise partout.
Je ne passerais plus de saccage en saccage, de déchirement en déchirement, je serais la clairière ensoleillée et la rivière où les miens viendraient boire sans retenue le lait de l'humaine tendresse.
Dans la mesure où ma vie était devenue cette sorte d'autoroute au soleil de la passion, je supportais mal d'y voir la moindre ombre portée.
Aucune relation passionnelle ne saurait avoir la pitié pour base, sous peine d'asphyxie lente et de dégradation.
Mais qui était le plus seul de nous deux? Un chagrin d'amour, si affreux soit-il, était-ce pire qu'une solitude anonyme, une solitude sans écho?