Les journaux du soir pressèrent le citron un peu plus longtemps. Si l'on avait rien à dire, on pouvait toujours publier des interviews de gens qui ne se rendaient pas compte qu'ils n'avaient rien à dire.
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C'est ainsi qu'un agent secret américain, hermétique à la politique, réussit en toute impunité à mettre en place une stratégie de paix avec un chef physicien nucléaire soviétique au nez et à la barbe du KGB et du GRU.
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C'est vrai que j'étais soûl, dit l'ivrogne. Mais tout de même pas assez pour refuser six bouteilles de pinard.
Allan trouvait incompréhensible que les gens aient eu envie de s'entretuer au XVIIe siecle. S'ils avaient patienté un peu, ils seraient morts de toute manière.
Mais il était sûr d'une chose : dans certaines situations, il vaut mieux feindre l'ignorance.
Si j'étais curieux de nature, je me demanderais de quelle humeur va être au réveil le gars qui a piqué du nez dans son assiette tout à l'heure, conclut Allan.
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La vengeance ne sert à rien, le sermonna Allan. Il en est de la vengeance comme de la politique. L'une mène à l'autre et le mauvais conduit au pire qui aboutit en fin de compte à l'intolérable.
La politique est l'art de faire attention où on met les pieds.
Une lavette et un parasite, se dit Allan, en guerre contre un imbécile, un incapable et une demi-portion, doté du QI d'une vache à lait. Entre les deux, une vipère qui se soûle à la liqueur de banane.
Comme disait Allan, les choses sont ce qu'elles sont et seront ce qu'elles seront.
L'ancien marchand de hot dogs ambulant était tombé amoureux au premier regard. Le deuxième et tous ceux qui suivirent ne firent que confirmer le symptôme.