Il découvre enfin quelques choses à la hauteur de la rage qui bat en lui : le monde radical des hackers, dernier repaire de pirates. Le XXIeme siècle s'invente là, dans cet espace sans limites.
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Brusquement tout se tient, obéissant à une logique simple et confondante : la loi du capital était naturellement, comme l’écrivait Marx, à la destruction de la valeur d’origine, à savoir, dans ce cas, la Terre et le vivant.
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Personne n’a eu l’idée d’Internet. Nous avons été des centaines à pressentir la chose dans un intervalle de cinq ou dix ans, et cette conjonction a pu donner naissance au réseau.
Le gouvernement et les entreprises françaises découvrent par ailleurs avec bonheur que la transition écologique réclamée partout est surtout une merveilleuse manière de faire du blé. Les opportunités sont infinies : voitures électriques, biomasse, carburants neutres, industries vertes, tourisme vert, tous les secteurs doivent se racheter une éthique, des pratiques, et c'est une fabuleuse occasion de créer des emplois, de relancer l'économie et un système à bout de souffle.
On naît avec un monde et on meurt avec lui, que cela nous plaise ou non.
Internet est autre chose qu’un réseau. Ce sont des ordinateurs reliés entre eux qui sont tous sur le même plan et qui peuvent tous créer de l’information, du contenu, sans qu’aucun ne soit au-dessus des autres. C’est l’apogée de la démocratie, avec les horreurs possibles que cela comporte : un con a autant de poids et d’importance qu’un vieux sage. C’est horrible, indécent, mais c’est ainsi.
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Le gouvernement et les entreprises françaises découvrent par ailleurs avec bonheur que la transition écologique réclamée partout est surtout une merveilleuse manière de faire du blé. Les opportunités sont infinies : voitures électriques, biomasse, carburants neutres, industries vertes, tourisme vert, tous les secteurs doivent se racheter une éthique, des pratiques, et c'est une fabuleuse occasion de créer des emplois, de relancer l'économie et un système à bout de souffle.
Finalement, les femmes et les hommes n’ont eu de cesse d’explorer de nouveaux territoires, de plonger dans les forêts et les mers, les montagnes et les plaines, tout ce qui les dépassait, pour réduire l’ensemble en esclavage.
Notre modèle économique ne peut pas fonctionner. Tous les piliers sur lesquels reposent nos démocraties sont rongés : le pacte économique (la chance pour tous un leurre), le pacte politique (la représentation est une farce), le pacte légal (la corruption est le mal universel), le pacte bio-écologique. Sur ces colonnes brisées, aucune société ne peut plus s’établir.
On naît avec un monde et on meurt avec lui, que cela nous plaise ou non.
La rencontre du capitalisme et du pétrole est explosive. C’est un amour fou, immédiat, la rencontre du glaive et du soufre, la réunion des deux affluents d’un fleuve torrentiel.