J'aime le luxe, et même la mollesse, - Tous les plaisirs, les arts de toute espèce, - La propreté, le goût, les ornements : - Tout honnête homme a de tels sentiments. - Il est bien doux pour mon coeur très immonde - De voir ici l'abondance à la ronde.
Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde. - O le bon temps que ce siècle de fer ! - Le superflu, chose très nécessaire, - A réuni l'un et l'autre hémisphère.
Le temps amollit tout.
La honte est dans le crime, et non dans le supplice.
Le hasard n'est rien ; il n'est point de hasard. Nous avons nommé ainsi l'effet que nous voyons d'une cause que nous ne voyons pas.
Le mal a des ailes, et le bien va à pas de tortue.
Le véritable esprit sait se plier à tout : - On ne vit qu'à demi quand on n'a qu'un seul goût.
Le vrai prix du travail n'est que de vivre en paix.
Ce vieux Crésus, en sablant du champagne, - Gémit des maux que souffre la campagne ; - Et, cousu d'or, dans le luxe plongé, - Plaint le pays de tailles surchargé.
Les hommes sont des machines que la coutume pousse, comme le vent fait tourner les ailes d'un moulin.
Les ouvrages de génie sont aux compilations ce que l'amour est au mariage - L'Hymen vient quand on l'appelle, - L'Amour vient quand il lui plaît.
Mari qui veut surprendre est souvent fort surpris.
Jeanne écoutait ; que ne peut l'éloquence ! - Toujours l'oreille est le chemin du coeur.
Son principal talent était de démêler la vérité, que tous les hommes cherchent à obscurcir.
Les âmes fortes ont des sentiments bien plus violents que les autres, quand elles sont tendres.
Une retraite heureuse amène au fond des coeurs - L'oubli des ennemis et l'oubli des malheurs.
Ciel, que le temps est un bien précieux ! - Tout le consume, et l'amour seul l'emploie.
Ces mêmes Maures cultivèrent les sciences avec succès, et enseignèrent l'Espagne et l'Italie pendant plus de cinq siècles. Les choses. sont bien changées. Le pays de saint Augustin n'est plus qu'un repaire de pirates.
Nos idées ne dépendent pas plus de nous dans le sommeil que dans la veille.
Notre premier ministre et celui des Indes protestent souvent qu'ils n'agissent que pour le bonheur du genre humain ; et à chaque protestation il y a toujours quelques villes détruites et quelque province ravagée.
Le système de l'égalité m'a toujours paru d'ailleurs l'orgueil d'un fou.
L'ambition de dominer sur les esprits est une des plus fortes passions. Un théologien, un missionnaire, un homme de parti veut conquérir comme un prince ; et il y a beaucoup plus de sectes dans le monde qu'il n'y a de souverainetés.
Ma chère enfant, rien n'est si périlleux - Que de quitter le bien pour être mieux.
Rien ne rafraîchit le sang comme de secourir les malheureux.
Parfait Anglais, voyageant sans dessein, - Achetant cher de modernes antiques, - Regardant tout avec un air hautain, - Et méprisant les saints et leurs reliques.
Œuvres de Voltaire
A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)