Auteur

Théophile Gautier

Tout ce qui est utile est laid.
En effet, rien ne meurt, tout existe toujours; nulle force ne peut anéantir ce qui fut une fois... La figuration matérielle ne disparaît que pour les regards vulgaires.
Nous croyons à l'autonomie de l'art; l'art pour nous n'est pas le moyen, mais le but... .
Prisonnière en ce livre, une âme est contenue.
Critiques et louanges m'abîment et me louent sans comprendre un mot de mon talent. Toute ma valeur ... est que je suis un homme pour qui le monde visible existe.
Ce que j'écris n'est pas pour les petites filles - Dont on coupe le pain en tartines.
Le hasard est un grand railleur.
Quand je mourrai, que l'on me mette, - Avant de clouer mon cercueil, - Un peu de rouge à la pommette, - Un peu de noir au bord de l'oeil.
Le mariage est une maladie qui ne guérit que par la mort d'un des deux époux.
Le bonheur est une chose si rare en ce monde que l'homme n'a pas inventé de paroles pour le rendre, tandis que le vocabulaire des souffrances morales et physiques remplit d'innombrables colonnes dans le dictionnaire de toutes les langues.
Mars qui rit, malgré les averses, prépare en secret le printemps.
L'amour n'est pas le même sous les chaudes régions qu'embrase un vent de feu, qu'aux rives hyperborées d'où le calme descend du ciel avec les frimas.
Genève... pas un vit sur les murs, ils sont sans doute dans le con des femmes, si l'on peut appeler con cette machine à faire des horlogers.
L'homme d'un jour n'aime qu'un jour.
Car le bonheur est fait de trois choses sur terre, - Qui sont: - un beau soleil, une femme, un cheval!
Elle avait les yeux verts, et jusque sur sa croupe - Ondoyait en torrent l'or de ses cheveux roux.
Ses mouvements sont pleins d'une grâce chinoise, - Et près d'elle on respire autour de sa beauté - Quelque chose de doux comme l'odeur du thé.
Les vases ont des fleurs de givre, - Sous la charmille aux blancs réseaux; - Et sur la neige on voit se suivre - Les pas étoilés des oiseaux.
Mais voici, blanche et diaphane, - La Mémoire, au bord du chemin, - Qui me remet, comme Ariane, - Son peloton de fil en main.
Les mouettes volent et jouent, - Et les blancs coursiers de la mer, - Cabrés sur les vagues, secouent - Leurs crins échevelés dans l'air.
Naître c'est seulement commencer à mourir.
Et les perles en dents se moulent - Pour l'écrin des rires charmants.
Les dieux eux-mêmes meurent - Mais les vers souverains - Demeurent - Plus forts que les airains.
Que tu me plais dans cette robe - Qui te déshabille si bien - Faisant jaillir ta gorge en globe, - Montrant tout nu ton bras païen!
Ses beaux seins effarés, au tic tac de son coeur, - Tremblaient et palpitaient, comme deux tourterelles - Surprises dans le nid, qui font un grand bruit d'ailes - Entre les doigts de l'oiseleur.

Œuvres de Théophile Gautier

Albertus ou l'âme et le péchéAlbertus ou l'âme et le péché (1832)Albertus ou l'âme et le péché (1832), XLIXArria MarcellaArria Marcella (1852)Ballade, Cher ange, vous êtes belleBouquets et PrièresCaprices et zigzagsCelle-ci et celle-là (1833)ConstantinopleConstantinople (1853)Dernier voeuEmaux et CaméesEmaux et Camées (1852)Emaux et Camées (1852), Camélia et PâqueretteEmaux et Camées (1852), Fantaisies d'hiverEmaux et Camées (1852), Inès de las SierrasEmaux et Camées (1852), La MansardeEmaux et Camées (1852), La NueEmaux et Camées (1852), La Rose-Thé