Auteur

Sylvain Tesson

Développement durable: supplique à la planète de nous supporter encore un peu.
Les abeilles font l'amour aux fleurs.
L'écrivain est le berger des mots. Le paragraphe est leur enclos.
En ville, on gare les voitures dans les parkings souterrains comme on met la poussière sous les tapis.
Graffitis: les murs n'ont pas d'oreilles, mais une mémoire.
La fumée du cigare: écran où projeter ses pensées.
Le Japon s'est mis tout au bout pour ne pas déranger.
Le voyageur connaît l'éternel retour des départs.
Mourir, c'est partir beaucoup.
La fille de joie est l'enfant du malheur.
Marcher, c'est faire un bout de chemin avec le temps.
Le temps doit avoir quelque chose à se reprocher pour s'enfuir si vite.
Le coup d'éponge de la nuit sur la mauvaise conscience.
La carte de visite du voyageur s'appelle un planisphère.
Sapin de Noël: on aura même réussi à rendre les arbres ridicules.
Réchauffement climatique: en cas d'urgence, la glace se brise.
Le train arrive sans crier gare.
La Géologie est le chevalet du paysage.
Cafard: contempler le vol du bourdon me l'enlève.
Insectes morts au pied du lampadaire: l'extinction des espèces par l'éclairage des espaces.
Dans le lit d'une rivière, l'oreiller c'est l'hippopotame.
Une uître avec une coquille.
Pour une bûche au feu, craquer c'est crier.
Les oiseaux dans les bois en savent long sur les promeneurs.
Un nuage blanc brossait les dents de la montagne.

Œuvres de Sylvain Tesson

Aphorismes dans les herbes et autres propos de la nuit (2011)Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (2008)Berezina (2015)Dans les forêts de Sibérie (2011)Eloge de l'énergie vagabonde (2007)Géographie de l'instant (2012)Interview accordée au Figaro janvier 2018L'Axe du loup : de la Sibérie à L'Inde, sur les pas des évadés du Goulag (2004)L'énergie vagabonde (2020)La panthère des neiges (2019)Petit traité sur l'immensité du monde (2005)S'abandonner à vivre (2014)Sur les chemins noirs (2016)Un été avec HomèreUne très légère oscillation (2017)Une vie à coucher dehors (2009)