Je conçois toujours ce qui afflige les hommes, mais je suis souvent étonnée de ce qui les console. Un atome peut blesser, et Dieu seul peut guérir.
Auteur
Sophie Swetchine
100 citations · citations de Sophie Swetchine sur Dicocitations ↗
· biographie ↗
La servilité va presque toujours au delà de l'abus du commandement.
Les voyages sont la partie frivole de la vie des gens sérieux et la partie sérieuse de la vie des gens frivoles.
Pour l'esprit aussi il y a une verve, une faconde, un éclat, une animation qui tient à la jeunesse, et répond à ce qu'on appelle pour le corps la beauté du diable.
On peut être revenu de tout et n'être blasé sur rien.
Le pouvoir, c'est le fait ; l'autorité c'est le droit. L'un crée la nécessité et l'autre la soumision.
On n'est riche que de ce que l'on donne, et pauvre seulement de ce qu'on refuse.
Dans la jeunesse, on croit s'enrichir de toute illusion nouvelle : dans l'âge mûr, de toutes celles qu'on perd.
Qu'il y a loin, dans les rapports intimes, entre irréprochable ou seulement inattaquable !
Jamais deux personnes n'ont lu le même livre, ni regardé le même tableau.
Souvent on n'est prophète pour les autres que parce qu'on est historien pour soi-même.
Il y a dans l'exemple une puissance qui surpasse toutes les autres ; sans y songer, on redresse les autres en marchant droit.
Les hommes invoquent toujours la justice et c'est elle qui doit les faire trembler.
Les chaînes qui nous serrent de plus près sont celles qui nous pèsent le moins.
Quand la charité commande d'aimer les indifférents comme soi-même, elle autorise sans doute à aimer ses amis plus que soi.
Ceux qui nous rendent heureux nous savent toujours gré de l'être ; leur reconnaissance est le prix de leurs propres bienfaits.
L'amitié est comme ces autels antiques où les malheureux et même les coupables trouvaient un sûr asile.
La méfiance a bien aussi ses dupes.
Le repentir, c'est le remords accepté.
Les parodies des choses que j'aime me révoltent ou troublent ma conscience ; rien de ce qui nous a émus ne doit être profané.
Toute chaîne fatigue, et si on la secoue elle déchire ; Dieu sans doute a permis cela afin qu'un seul fardeau fût léger, qu'un seul joug fût doux.
Ne nous lassons pas de jeter sur notre route des semences de bienveillance et de sympathie. Sans doute il en périra beaucoup, mais, s'il en est une seule qui lève, elle embaumera notre route et réjouira nos yeux.
L'amour est toujours disposé à répondre à l'amitié qui lui demanderait sa part : Vous n'aurez rien tant que je vivrai.
Au fond, il n'y a dans la vie que ce qu'on y met.
Il y a beaucoup d'années que j'écrivais : Un ami, c'est un être prêt à déplaire cent fois pour servir une fois.