Auteur

Sophie Swetchine

L'idéal de l'amitié est de se sentir un et de rester deux.
L'idéal de l'amitié c'est de se sentir un et de rester deux.
Les années ne font pas des sages, elles ne font que des vieillards.
L'idéal de l'amitié, c'est de se sentir un et de rester deux.
Il y a des gens qui ne parlent jamais d'eux-mêmes; mais c'est pour y penser toujours.
On s'attend à tout, et on n'est jamais préparé à rien.
Ecrire au crayon, c'est comme parler à voix basse.
Les meilleurs conseils sur l'art d'être heureux sont aussi faciles à suivre que celui de se bien porter quand on est malade.
Il n'y a d'insupportables dans les défauts des autres que ceux que nous rencontrons en nous-mêmes.
La générosité croit toujours devoir ce qu'elle donne.
La seule bonne manière d'agir dans le monde est d'être avec lui, sans être à lui.
C'est prodigieux, ce que ne peuvent pas ceux qui peuvent tout.
Si la jeunesse est la plus belle des fleurs, la vieillesse est le plus savoureux des fruits.
L'affection trop désintéressée n'est au fait qu'une très généreuse aumône: la véritable amitié veut bourse commune et tient autant à ses droits qu'à ses devoirs.
La tristesse doit être muette; la force s'échappe trop avec la plainte.
D'ailleurs qui osera aimer s'il ne sait souffrir? Le courage est au fond de la véritable affection comme il est au fond de toutes les vertus.
Les voyages sont la partie frivole de la vie des gens sérieux, et la partie sérieuse des gens frivoles.
Montrer imprudemment ce qu'il y a de plus vulnérable dans notre sensibilité, c'est inviter à y frapper. Achille, le demi-dieu, n'avait mis personne dans sa confidence.
Le Bonheur et le Vice s'excluent, le Bonheur et le Repentir se nuisent mutuellement: le Bonheur et la Vertu se donnent la main pour marcher ensemble.
Quand de nouveaux chagrins nous ont fait faire quelques pas dans la bonne voie, il n'est pas permis de se plaindre. C'est avoir placé à fonds perdu, mais la rente reste.
L'esprit porte les couleurs de l'âme, comme un valet celles de son maître.
Il est des âmes qui, semblables aux pontifes de l'ancienne loi, ne vivent que des sacrifices qu'elles offrent.
Il y a des gens qui ne parlent jamais d'eux mêmes; mais c'est pour y penser toujours.
A combien de signes futiles, de superstitieuses inductions, n'attachons-nous pas notre destinée, lorsqu'un puissant besoin de bonheur nous presse!
Les êtres qui paraissent froids et qui ne sont que timides, adorent dès qu'ils osent aimer.

Œuvres de Sophie Swetchine

AirellesChoix de méditationsLettre, à la comtesse de Nesselrode, 31 janvier 1837Lettres inédites de Mme Swetchine (1866), 29 juillet 1831Lettres inédites de Mme Swetchine (1866), à Mlle Stéphanie de Virieu, 7 juin 1824PenséesPensées, Airelles