Ce n'est pas que nous disposions de très peu de temps, c'est plutôt que nous en perdons beaucoup.
Les destins conduisent celui qui veut, ils traînent celui qui ne veut pas.
Consulte ton ami sur tout, particulièrement en ce qui te concerne. Son conseil te sera utile là où ton amour-propre pourrait obscurcir ton jugement.
On ne prend plaisir à posséder un bien que si on le partage.
Le don est toujours le même, ce qui diffère c'est la manière dont il est fait.
Les vents ne sauraient être favorables à celui qui ne sait où il va.
L'amitié est toujours profitable, l'amour est parfois nuisible.
Ce n'est jamais le temps qui manque aux scélérats pour nuire, et machiner de nouveaux attentats.
Toute la vie n'est qu'un voyage vers la mort.
Quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir.
Il faut donc chercher à connaître nos aspirations.
Tout ce qui survient par hasard est instable: ce qui s'est élevé le plus haut est le plus exposé à tomber.
Pourquoi récriminerions-nous contre la nature? Celle-ci s'est montrée plutôt généreuse: la vie, si tu sais en user, est longue.
Personne n'apprécie le temps à sa véritable valeur; chacun en use avec lui sans retenue, comme s'il était presque gratuit.
Il est aisé de disposer des choses, si petites qu'elles soient, quand elles sont sûres; on doit en user plus prudemment avec des choses dont on ne sait quand elles manqueront.
Personne ne restaurera tes années, personne ne te rendra une seconde fois à toi-même. Ton âge poursuivra son cours comme il a commencé, sans retour en arrière ni pause; sans nul remue-ménage, sans rien pour signaler sa rapidité: il avancera en silence.
La vie se divise en trois moments: ce qui fut, ce qui est, ce qui sera.
Les jours, certes, forment le présent un par un, et même à travers une succession d'instants; tous ceux du passé pourtant, quand tu l'ordonneras, surgiront, se laisseront à discrétion examiner et retenir, ce que ne peuvent faire les gens occupés.
Le loisir sans les lettres est la mort et le tombeau de l'homme vivant.
Ah! je t'en conjure, garde-toi de frémir à la vue des épreuves que nous envoient les dieux comme pour aiguillonner nos âmes. L'adversité est l'occasion de la vertu.
La prospérité demande l'amitié, mais l'adversité l'exige d'une âme généreuse.
Le bien de l'âme, c'est à l'âme de le trouver. Si jamais elle a le temps de respirer et de rentrer en elle-même, oh! combien, dans les tortures qu'elle se fera subir, elle s'avouera la vérité.
Puis donc que, selon nous, toute colère, grave ou fréquente, n'a jamais place en l'âme du sage, que n'achevons-nous de l'en délivrer tout à fait.
Le plus grand empêchement à la vie, c'est l'attente, que tient en suspens le lendemain. Tu perds le jour actuel: ce qui est aux mains de la Fortune, tu le veux régler; ce qui est aux tiennes, tu le lâches.
L'ingrat ne sent qu'une fois le plaisir du bienfait; un coeur reconnaissant goûte ce plaisir à tous moments.
Œuvres de Sénèque
AgamemnonConsolation à Helvia, 10Consolation à Marcia (Ad Marciam consolatio) (41)Consolation à Polybe, 6ConsolationsDe beneficiis, VII, 9De la brièveté de la vie (De Brevitate vitae) (entre 49 et 55)De la brièveté de la vie (De Brevitate vitae) (entre 49 et 55), IIDe la brièveté de la vie (De Brevitate vitae) (entre 49 et 55), VIIIDe la brièveté de la vie (De Brevitate vitae) (entre 49 et 55), XDe la brièveté de la vie (De Brevitate vitae) (entre 49 et 55), XVIIDe la brièveté de la vie, 1De la clémence, I, 13De la clémence, I, 19De la clémence, I, 5De la clémence, II, 1De la colèreDe la colère, I, 10De la colère, I, 18De la colère, I, 19