Œuvre

Agamemnon

... la Justice accorde de comprendre à ceux qui ont souffert.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
C'est une chose redoutable que les propos du peuple animé par le ressentiment, et l'on paye toujours sa dette à la malédiction populaire.
Une renommée trop haute expose à bien des périls.
... les vieillards sont toujours assez jeunes pour s'instruire.
... à chaque dieu son hommage.
Peu d'hommes sont naturellement portés à admirer sans envie un ami heureux.
Quand le venin de la malveillance s'insinue dans un coeur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment: il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d'autrui le fait gémir.
C'est un penchant inné chez les mortels de piétiner celui qui est tombé.
On ne doit être estimé heureux que lorsqu'on a fini sa vie dans une douce prospérité.
Qui n'est pas envié n'est pas digne de l'être.
La ligne qui sépare la santé parfaite de la maladie est extrêmement ténue; car la maladie, sa voisine immédiate fond sur elle...
C'est par des malheurs que l'art verbeux des prophètes inspire la terreur à ceux qui les écoutent.
On fait le renchéri quand on est trop heureux.
Le Coryphée: - C'est ton courage, sache-le, qui fait ton malheur. - Cassandre: - C'est là une chose qu'on ne dit jamais aux gens heureux.
La prospérité est insatiable chez tous les mortels.
Il faut être bien renseigné avant de s'indigner de ce qui arrive: conjecturer et savoir exactement sont choses différentes.
Les proscrits, je le sais bien, se repaissent d'espérances.
La prospérité demande l'amitié, mais l'adversité l'exige d'une âme généreuse.