Pas de chef-d'oeuvre dans la paresse!
Nous entrons dans l'ère de la grande peinture. Quelque chose s'est achevé en 1954 avec la mort de ce peintre d'algue tout juste bon à favoriser la digestion bourgeoise, je veux dire Henri Matisse, peintre de la révolution de 1789.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente: si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Il est difficile d'attirer l'attention tendue du monde pendant plus d'une demi-heure de suite. Moi, j'ai réussi à le faire pendant vingt ans, et chaque jour. Ma devise a été «que l'on parle de Dali même si on en parle bien».
Le moins qu'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.
L'unique chose dont le monde n'aura jamais assez est l'exagération.
Les bals les plus réussis sont ceux dont on parle le plus sans y être allé.
J'ai horreur des mouches sales. Je n'aime que les mouches proprissimes/très propres.
Il vaut mieux péter pour tuer le temps, que de médire, de faire des libelles ou de mauvais vers.
Dans le hall était assis René Clair, lisant le journal. Il a levé les yeux, ses yeux continuellement sceptiques, cernés, comme on le sait, par la meurtrissure inguérissable et congénitale de cocuage cartésien.
Ne t'occupe pas d'être moderne. C'est l'unique chose que malheureusement, quoi que tu fasses, tu ne pourras pas éviter d'être.
L'unique différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou.
Les erreurs ont presque toujours un caractère sacré. N'essaye jamais de les corriger.
La jalousie des autres peintres a toujours été le thermomètre de mon succès.
L'intelligence conduit, amène au brouillard de nuances du scepticisme, l'intelligence conduit au coefficient gastronomique d'incertitude super-gélatineuse, proustienne et faisandée.
Hitler, ne m'intéressait qu'en tant qu'objet de mon délire et que parce qu'il m'apparaissait d'une valeur catastrophique incomparable.
Jamais je n'ai autant eu envie de la manger.
La tenue est essentielle pour vaincre. Très rares sont les occasions où, dans ma vie, je me suis avili en civil. Je suis toujours habillé en uniforme de Dali.
Il est difficile d'attirer l'attention tendue du monde pendant plus d'une demi-heure de suite. Moi, j'ai réussi à le faire pendant vingt ans, et chaque jour. Ma devise a été que l'on parle de Dali même si on en parle bien.
Œuvres de Salvador Dali