Auteur

Saint Augustin

Je crois afin de comprendre.
Jésus a perfectionné l'esclave.
Parfois une sage-femme, en inspectant de la main la virginité d'une jeune fille, par malice ou maladresse ou malheur, la lui fait perdre.
Le mal, c'est la désertion de ce qui est meilleur.
Le lien de la maternité n'aurait servi de rien à Marie, si elle n'avait porté le Christ plus bienheureusement dans son coeur que dans sa chair.
L'enfant que j'étais est mort et moi j'existe.
Nous qui sommes nés et qui avons passé notre adolescence au milieu des terres, nous nous sommes fait une idée de la mer à la seule vue d'un peu d'eau dans une petite coupe.
On peut être cruel en pardonnant et miséricordieux en punissant.
Qu'est-ce que le temps? Si personne ne me le demande, je le sais. Si je veux l'expliquer à qui me le demande, je ne le sais plus.
Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion.
Les royaumes sans la justice ne sont que des entreprises de brigandage.
Car posséder sans la donner une chose qui se donne sans s'épuiser, c'est ne pas la posséder encore comme il convient.
Que faisait Dieu avant la création du monde?
Qu'est-ce donc que le temps? Quand on me le demande pas je le sais mais dès qu'on me le demande et que je tente de l'expliquer, je ne le sais plus.
Je me suis tourné vers moi-même et je me suis dit: Mais toi qui es-tu? Et j'ai répondu un homme.
Vous me harceliez d'un aiguillon secret pour nourrir mon inquiétude, jusqu'à ce que, par une vue intérieure, vous fussiez devenu pour moi un objet de certitude.
Personne ne vit sans aimer.
S'il est une consolation parmi les agitations et les peines de la société humaine, c'est la foi sincère et l'affection réciproque de bons et vrais amis.
Où il n'y a point de justice, il n'y a point de république.
Qu'est-ce donc que le temps? Si personne ne me le demande, je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l'expliquer, je ne le sais plus.
L'amour détruit ou adoucit les peines et les obstacles.
Je vins à Carthage où j'entendais bouillonner autour de moi la chaudière des amours infâmes.
Je n'aimais pas encore, mais j'aimais aimer et par une indigence secrète, je m'en voulais de n'être pas encore assez indigent.
Je feignais d'avoir fait ce que je n'avais pas fait, pour n'être pas jugé d'autant plus méprisable que j'étais plus innocent et tenu pour d'autant plus vil que j'étais plus chaste.
O abîme de la Providence qui a créé et gouverne le monde! Incompréhensibles sont ses jugements et impénétrables ses voies.

Œuvres de Saint Augustin

Anthologie maghrébine, Lettre à NébrideCité par le révérend père Bruckberger dans Ce que je crois (1981).Contre JulienCredo ut intelligam.De Genesi contra Manichaeos, 2, 12, 16De beata vitaDe doctrina christianaEpistolae, CLIIILa Cité de Dieu (420-429)La Cité de Dieu (420-429), I, XVIIILa Cité de Dieu (420-429), I, XXVIIILa Cité de Dieu (420-429), XI, 26Les ConfessionsLes Confessions, I, 16Les Confessions, I, 2Les Confessions, IIILes Confessions, III, 1Les Confessions, VII, 4Les Confessions, VII, 8Les Confessions, X, 27