Auteur

Saint Augustin

J'ai bien senti que mon âme et son âme n'étaient qu'une seule âme en deux corps.
Le signe est en effet une chose qui, en dehors de l'apparence qu'elle propose aux sens, fait venir quelque chose d'autre à l'esprit.
Il m'est apparu que le temps n'est rien d'autre qu'une distension; mais de quoi, je ne sais. Il serait étonnant que ce fût pas de l'esprit lui-même.
Quand personne ne me pose la question, je le sais; mais si quelqu'un me la pose et que je veuille y répondre, je ne le sais plus.
Une vie de bonheur, n'est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse? Mais où l'a-t-on connue pour la vouloir tant? Où l'a-t-on vue pour en être si épris?
J'existe et je vis, pourquoi donc demandé-je que vous veniez à moi, puisque je ne serais pas si vous ne m'étiez toujours présent.
Et pourtant je péchais, Seigneur mon Dieu, toi qui es à la fois l'ordonnateur et le créateur de tout ce qui existe dans la nature, à l'exception des péchés, dont tu es seulement l'ordonnateur.
Notre Dieu ne peut jamais être corrompu, ni par sa volonté, ni par la nécessité, ni par aucun hasard imprévu; parce qu'il est Dieu, que ce qu'il veut pour lui-même est bon, et que lui-même est le bien.
Le meilleur de vos serviteurs est celui qui ne cherche pas à entendre de vous ce qu'il souhaite, mais à souhaiter ce qu'il a entendu.
Si je me trompe, je suis.
La vérité est ce qui est.
Mais peut-être on pourrait dire avec vérité qu'il y a trois temps le présent des choses passées le présent des choses présentes et le présent des choses futures.
Je n'aimais pas encore mais j'aimais l'amour et par une indigence secrète je m'en voulais de n'être pas assez indigent. Aimant l'amour, je cherchais un objet à mon amour.
C'est par l'esprit que nous mesurons les temps.
Mais Toi, tu étais plus profond que le tréfonds de moi-même et plus haut que le très-haut de moi-même
Aime, et fais ce que tu veux. Si tu te tais, tais-toi par amour ; si tu parles, parle par amour ; si tu corriges, corrige par amour ; si tu pardonnes, pardonne par amour. Aie au fond du cœur la racine de l’amour, de cette racine ne peut rien sortir que de bon.
Aime, et fais ce que tu veux.

Œuvres de Saint Augustin

Anthologie maghrébine, Lettre à NébrideCité par le révérend père Bruckberger dans Ce que je crois (1981).Contre JulienCredo ut intelligam.De Genesi contra Manichaeos, 2, 12, 16De beata vitaDe doctrina christianaEpistolae, CLIIILa Cité de Dieu (420-429)La Cité de Dieu (420-429), I, XVIIILa Cité de Dieu (420-429), I, XXVIIILa Cité de Dieu (420-429), XI, 26Les ConfessionsLes Confessions, I, 16Les Confessions, I, 2Les Confessions, IIILes Confessions, III, 1Les Confessions, VII, 4Les Confessions, VII, 8Les Confessions, X, 27