Auteur

René Descartes

Je pense donc je suis.
La technique nous rend comme maîtres et possesseurs de la nature.
Et quelquefois la durée du bien cause l'ennui ou le dégoût, au lieu que celle du mal diminue la tristesse. Enfin, du bien passé vient le regret, qui est une espèce de tristesse, et du mal passé vient l'allégresse, qui est une espèce de joie.
Toute science est une connaissance certaine et évidente; et celui qui doute de beaucoup de choses n'est pas plus savant que celui qui n'y a jamais pensé.
Le remords de conscience est une tristesse causée par le doute que nous avons sur la bonté de notre action.
Les secondes pensées ont coutume d'être plus nettes que les premières.
Les souverains ont le droit de changer quelque chose aux moeurs.
Lorsqu'on emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays.
La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés, qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée en laquelle ils ne nous livrent que les meilleures de leurs pensées.
Ainsi mon dessein n'est pas d'enseigner la méthode que chacun doit suivre pour bien conduire sa raison, mais de faire voir en quelle sorte j'ai tâché de conduire la mienne.
La puissance de bien juger, et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes.
Je ne suis pas si sauvage que je ne sois bien aise, si on pense à moi, qu'on en ait bonne opinion; mais j'aimerais mieux qu'on n'y pensât point du tout.
Pour examiner la vérité il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut.
Mais encore que je me reconnaisse extrêmement sujet a faillir, et que je ne me fie quasi jamais aux premiers pensées qui me viennent, toutefois l'expérience que j'ai des objections qu'on me peut faire m'empêche d'en espérer aucun profit qui me viennent.
Il est certain que moi, c'est-à-dire mon âme, par laquelle je suis ce que je suis, est entièrement et véritablement distincte de mon corps, et qu'elle peut être ou exister sans lui.
Que pour examiner la vérité il est besoin, une fois dans sa vie, de mettre toutes choses en doute autant qu'il se peut.
Il n'y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que celui de l'envie.
J'appelle absolu tout ce qui contient en soi la nature pure et simple que l'on cherche.
Toute science est une connaissance certaine et évidente.
La lecture de tous les bons livres et comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées.

Œuvres de René Descartes

Cogitationes privataeCorrespondanceCorrespondance, à Brégy, 15 janvier 1650Correspondance, à Chanut, 20 novembre 1647Correspondance, à Elisabeth, 18 mai 1645Correspondance, à Elisabeth, 1er septembre 1645Correspondance, à Elisabeth, 6 octobre 1645Correspondance, à Elisabeth, janvier 1646Correspondance, à Elisabeth, octobre ou novembre 1646Correspondance, à Huygens, 20 mai 1637Correspondance, à M. ChanutCorrespondance, à Mersenne, 15 avril 1630Correspondance, à l'abbé Picot, 28 février 1648Discours de la méthode (1637)Discours de la méthode (1637), VILes Passions de l'âmeLes Passions de l'âme (1649)Les Passions de l'âme (1649), IIILes Principes de la philosophie (1644)Les Règles pour la direction de l'esprit (1628)