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Publius Syrus

La fortune n'est jamais contente de nous maltraiter une seule fois.
On doit pardonner au coupable, dès qu'il montre du repentir.
Pardonnez souvent aux autres, jamais à vous-même.
Le coupable se condamne le jour même qu'il commet la faute.
Le coupable craint la loi, l'innocent la fortune.
L'oubli est le seul remède aux injures.
Le lendemain s'instruit aux leçons de la vieille.
Qui ne sait pas donner n'a pas le droit de demander.
Qui sait rendre les bienfaits en reçoit davantage.
Une bonne réputation est un second patrimoine.
L'accord rend puissants les faibles secours.
Le courage s'accroît par l'audace, la peur par l'hésitation.
Perdre un ami est la plus grande des pertes.
Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.
Savoir douter, c'est la moitié de la sagesse.
L'homme généreux se croit toujours riche.
L'incapacité sert d'excuse pour éviter le travail.
Quoique tu tentes, songe où tu veux arriver.
Quel mal souhaiter à un avare, si ce n'est de vivre longtemps ?
Il faut mépriser tout ce que l'on peut perdre.
Même un seul cheveu a son ombre.
La fortune est comme le verre, brillante et fragile.
Point de grande faveur de la fortune, qui ne soit suivie de la crainte.
Il est plus facile de trouver la fortune, que de la garder.
Pour tous les hommes, la fortune dépend du caractère.

Œuvres de Publius Syrus

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