Auteur

Pierre Corneille

On retire souvent le bras pour mieux frapper. - Qui veut que je la trompe a droit de me tromper.
Pour la cause de Dieu s'offrir en sacrifice, - C'est courir à la vie, et non au supplice.
La haine entre les grands se calme rarement; - La paix souvent n'y sert que d'un amusement.
Il est des noeuds secrets, il est des sympathies, - Dont par le doux rapport les âmes assorties - S'attachent l'une à l'autre, et se laissent piquer - Par ces je ne sais quoi qu'on ne peut expliquer.
Si vous voulez régner, faites régner l'amour.
Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre; - Qui l'ose réveiller peut s'en laisser surprendre.
Souvent qui tarde trop se laisse prévenir.
Qui se venge à demi court lui-même à sa peine: - Il faut ou condamner ou couronner sa haine.
Il est doux de mourir après ses ennemis; - Et, de quelque rigueur que le destin me traite, - Je perds moins à mourir qu'à vivre leur sujette.
Qui se laisse outrager mérite qu'on l'outrage; - Et l'audace impunie enfle trop un courage.
Il ne faut craindre rien quand on a tout à craindre.
O qu'il n'est pas de ceux dont l'esprit à la mode - A l'humeur d'un amy jamais ne s'accommode, - Et qui nous font souvent cent protestations - Et contre les effects, ont mille inventions!
Il faut des images.
Où dois-je recourir, - O Ciel, s'il faut toujours aimer, souffrir, mourir?
Je sais ce qu'à mon coeur coûtera votre vue, - Mais qui cherche à mourir doit chercher ce qui tue.
Un prince dans un livre apprend mal son devoir.
Plus l'offenseur est cher, et plus grande est l'offense.
Quand le bras a failli, l'on en punit la tête.
Un service au-dessus de toute récompense - A force d'obliger tient presque lieu d'offense.
Pratiquez vos conseils ou n'en donnez pas.
J'ai souhaité l'empire et j'y suis parvenu.
Nous mourrons à toute heure; et dans le plus doux sort, - Chaque instant de la vie est un pas vers la mort.
Le seul bruit de mon nom renverse les murailles, - Défait les escadrons, et gagne les batailles.
L'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur et un devoir.
Plus le péril est grand, plus doux est le fruit.

Œuvres de Pierre Corneille

Agésilas (1666), II, 7Andromède (1650)Attila (1667), I, 2, ValamirAttila (1667), IV, 6, ArdaricAttila, I, 2, ValamirChansonCinna, ou La clémence d'Auguste (1640)Cinna, ou La clémence d'Auguste (1640), I, 2, EmilieCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), I, 4Cinna, ou La clémence d'Auguste (1640), II, 1, AugusteCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), II, 1, CinnaCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), III, 1, EuphorbeCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), III, 2, CinnaCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), III, 5, EmilieCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), IV, 2, AugusteCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), IV, 4Cinna, ou La clémence d'Auguste (1640), V, 1, AugusteCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), V, 1, CinnaCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), V, 2, CinnaCinna, ou La clémence d'Auguste (1640), V, 3, Auguste