Auteur

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

Un homme obscur ou inconnu peut valoir mieux que sa réputation, qui n'est que l'opinion d'autrui.
... plus le gouvernement est sage, est éclairé, moins la liberté de dire est en presse; chacun y faisant son devoir, on n'y craint pas les allusions.
De mon style, Monsieur? Si par malheur j'en avais un, je m'efforcerais de l'oublier quand je fais une comédie, ne connaissant rien d'insipide au théâtre comme ces fades camaïeux où tout est bleu, où tout est rose, où tout est l'auteur, quel qu'il soit.
Le récit d'un mal trop connu touche peu.
... les vicieux du siècle en sont comme les saints: qu'il faut cent ans pour les canoniser.
... un beau discours imprimé, composé par un homme de bien, auquel il n'a manqué qu'un peu d'esprit pour être un écrivain médiocre.
... ne faisons point comme ces acteurs qui ne jouent jamais si mal que le jour où la critique est la plus éveillée. Nous n'avons point de lendemain qui nous excuse, nous.
Se venger de ceux qui nuisent à nos projets en renversant les leurs: c'est ce que chacun fait.
... les gens qui ne veulent rien faire de rien, n'avancent rien, et ne sont bons à rien.
En vérité, quand la tête se monte, l'imagination la mieux réglée devient folle comme un rêve!
Dans le vaste champ de l'intrigue, il faut savoir tout cultiver, jusqu'à la vanité d'un sot.
... si le fond des procès appartient aux plaideurs, on sait bien que la forme est le patrimoine des tribunaux.
Figaro: Et tu m'aimeras un peu? - Suzanne: Beaucoup. - Figaro: Ce n'est guère. - Suzanne: Et comment? - Figaro: En fait d'amour, vois-tu, trop n'est pas même assez.
... je ne dispute pas de ce que j'ignore.
... il faut souffrir ce qu'on ne peut empêcher.
On parle comme on sent: mettez le plus glacé des juges à plaider dans sa propre cause, et voyez-le expliquer la loi!
... l'homme que l'on sait timide est dans la dépendance de tous les fripons.
O femme! femme! femme! créature faible et décevante!... nul animal créé ne peut manquer à son instinct; le tien est-il donc de tromper?
On rit peu de la gaieté d'autrui, quand on a de l'humeur pour son propre compte.
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes.
Après le bonheur de commander aux hommes, le plus grand honneur, Monsieur, n'est-il pas de les juger?
Tels sont les hommes: avez-vous du succès, ils vous accueillent, vous portent, vous caressent, ils s'honorent de vous; mais gardez de broncher: au moindre échec, ô mes amis, souvenez-vous qu'il n'est plus d'amis.
... il est bien difficile de plaire à des gens qui, par métier, doivent ne jamais trouver les choses gaies assez sérieuses, ni les graves assez enjouées.
Insensiblement, je tomberais dans le défaut reproché trop justement à nos Français, de toujours faire de petites chansons sur les grandes affaires, et de grandes dissertations sur les petites.
(Je suis) persuadé qu'un grand nous fait assez de bien quand il ne nous fait pas de mal.

Œuvres de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

Essai sur le genre dramatique sérieuxLa Mère coupable (1791)La Mère coupable (1791), II, 23, BégearssLa Mère coupable (1791), III, 8La Mère coupable (1791), III, 8, BégearssLa Mère coupable (1791), IV, 18Le Barbier de Séville (1775)Le Barbier de Séville (1775), I, 1Le Barbier de Séville (1775), I, 2Le Barbier de Séville (1775), I, 2, FigaroLe Barbier de Séville (1775), I, 2, le comteLe Barbier de Séville (1775), I, 3, Le ComteLe Barbier de Séville (1775), I, 4Le Barbier de Séville (1775), I, 6Le Barbier de Séville (1775), I, 6, FigaroLe Barbier de Séville (1775), I, VILe Barbier de Séville (1775), II, 10Le Barbier de Séville (1775), II, 10, FigaroLe Barbier de Séville (1775), II, 11, RosineLe Barbier de Séville (1775), II, 13