On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
Il y a de l'espoir pour tout le monde, c'est ce qui fait tourner l'univers.
Les choses les plus précieuses sont plus légères que l'air.
Les livres doivent être lus avec autant de considération et de réserve qu'on a mis à les écrire.
On ne devrait jamais sous-estimer le pouvoir des livres.
Je trouve toujours stimulant de découvrir de nouveaux exemples de mes préjugés et de ma stupidité, de me rendre compte que je ne sais pas la moitié de ce que je crois savoir.
Je ne peux pas dire qui je serai demain. Chaque jour est neuf et chaque jour je renais.
Un mariage heureux peut supporter n'importe quelle pression extérieure, un mariage malheureux se brise.
Les vrais mariages sont toujours insensés.
La magie n'est pas seulement un rêve. Elle est réelle et porteuse de toutes les émotions de la réalité.
Chacun n'a qu'un certain nombre de mots en lui.
Une vie n'appartient qu'à celui qui la vit; la vie elle-même revendiquera les vivants; vivre c'est laisser vivre.
La pensée pense son idée.
Le vide obscur de l'oubli, un néant aussi profond et ténébreux que la mort.
L'important, ce n'est pas l'habileté avec laquelle on évite les ennuis, c'est la manière dont on les affronte quand ils se présentent.
Pour employer une expression qui m'a toujours plu, j'ai découvert que je vivais des jours empruntés.
Nous avons l'obligation de nous souvenir des morts. Telle est la loi fondamentale. Si nous ne souvenions pas d'eux, nous perdrions le droit de nous prétendre humains.
Nous habitons nos pensées, la vie qu'on vit est dans la tête, physiquement dans la tête. Mais on n'invente pas le monde, on est entouré des choses et nos corps sont trempés dans cette réalité... et c'est cette expérience que je veux communiquer.
Un livre est un objet mystérieux et une fois qu'il a pris son envol, n'importe quoi peut arriver.
Le monde est dans ma tête, mon corps est dans le monde.
Une citation m'a particulièrement troublée : Le monde est dans ma tête. Mon corps est dans le monde. J'avais dix-neuf ans et cela continue d'être ma philosophie. Mes livres ne sont rien d'autre que le développement de cette constatation.
Il faut changer d'opinion. C'est dangereux d'être rigide dans la pensée. Mais c'est aussi dangereux d'être trop fluide. J'admire ceux qui ont le courage de changer d'avis de temps en temps, sur les choses, sur les personnes. C'est une vraie force.
Je ressens que notre vie procède avant tout des corps. Bien sûr nous pensons. Mais nos pensées ne viennent pas de nulle part. Elles émergent d'un moi physique, de nos corps.
En racontant sa vie, Rousseau ment. Moi, non. Au contraire. Il faut être au plus près des souvenirs. Et dire clairement ce que l'on a oublié. Ce dont on ne se souvient plus.
Nous sommes tous étrangers à nous-mêmes, et si nous avons le moindre sens de qui nous sommes, c'est seulement parce que nous vivons à l'intérieur du regard d'autrui.
Œuvres de Paul Auster
Brooklyn Follies (2005)Chronique d'hiver (2013)Cité de verreExcursions dans la zone intérieure (2014)Interview, magazine Lire, mars 2013Invisible (2010)L'Invention de la solitude (1982)La Solitude du labyrinthe (1997)La chambre dérobéeLa nuit de l'oracle (2004)Le Livre des illusions (2002)Le Noël d'Auggie Wren (1990)Lulu on the bridge (1998)LéviathanLéviathan (1993)Moon PalaceMoon Palace (1990)Mr. Vertigo (1994)Seul dans le noir (2009)Sunset Park (2011)