Auteur

Paul Auster

Si on n'est pas prêt à tout, on n'est prêt à rien.
On ne peut poser les pieds sur le sol tant qu'on a pas touché le ciel.
... le dedans et le dehors ne peuvent pas être séparés sans causer de grands dommages à la vérité.
... l'esprit ne peut pas vaincre la matière, car sitôt qu'il se trouve sollicité exagérément, il se révèle lui aussi fait de matière.
C'est (l'amour) la seule force qui peut stopper un homme dans sa chute, la seule qui soit assez puissante pour nier les lois de la gravité.
Marcher dans la foule signifie ne jamais aller plus vite que les autres, ne jamais traîner la jambe, ne jamais rien faire qui risque de déranger l'allure du flot humain.
J'avais cru agir avec courage, mais il s'avérait que j'avais seulement fait preuve de la forme la plus abjecte de lâcheté: je m'étais complu dans mon mépris du monde en refusant de regarder la réalité en face.
Si on ment, autant le faire de façon à se mettre en danger.
Si les hommes peuvent vivre confortablement dans leur environnement, s'ils peuvent apprendre à sentir qu'ils font partie de ce qui les entoure, la vie sur terre peut alors s'empreindre d'un sentiment de sainteté.
Si le monde n'était pas si beau, on risquerait tous de devenir cyniques.
... j'ai compris que je ne vivrais pas éternellement. Il faut longtemps pour apprendre ça, mais, une fois qu'on le découvre, le changement intérieur est complet, on ne peut plus jamais redevenir tel qu'on était.
... une fois qu'on a goûté au futur on ne peut pas revenir en arrière.
Nous ne découvrons qu'en nous tournant vers ce que nous ne sommes pas.
... l'imagination sous sa forme la plus pure: l'art de donner vie à ce qui n'existe pas, de persuader les autres d'accepter un monde qui n'est pas vraiment là.
Toute mort est unique.
C'est ce qu'on apprend de la vie en fin de compte: combien elle est étrange.
Comme dans toute initiation, c'est dans le fait même de survivre qu'est le triomphe.
Des lors qu'on est parent, il y a des devoirs qu'on ne peut esquiver, des obligations qu'il faut remplir, quel qu'en soit le prix.
Le ciel a Paris a ses propres lois qui opèrent indépendamment de la ville en dessous.
Chacun est seul et nous n'avons donc nul recours qu'en notre prochain.
La destruction à grande échelle est l'affaire de Dieu, les hommes n'ont pas le droit de s'en mêler.
Avoir un enfant, cela revient à appartenir à quelque chose de plus grand que soi.
Négliger les enfants, c'est nous détruire nous-mêmes. Nous n'existons dans le présent que dans la mesure où nous mettons notre foi dans le futur.
Un mensonge ne peut jamais être effacé. Même la vérité n'y suffit pas.
Le mariage: un marais, un exercice d'auto-mystification qui dure la vie entière.

Œuvres de Paul Auster

Brooklyn Follies (2005)Chronique d'hiver (2013)Cité de verreExcursions dans la zone intérieure (2014)Interview, magazine Lire, mars 2013Invisible (2010)L'Invention de la solitude (1982)La Solitude du labyrinthe (1997)La chambre dérobéeLa nuit de l'oracle (2004)Le Livre des illusions (2002)Le Noël d'Auggie Wren (1990)Lulu on the bridge (1998)LéviathanLéviathan (1993)Moon PalaceMoon Palace (1990)Mr. Vertigo (1994)Seul dans le noir (2009)Sunset Park (2011)