Œuvre
Interview, magazine Lire, mars 2013
Il faut changer d'opinion. C'est dangereux d'être rigide dans la pensée. Mais c'est aussi dangereux d'être trop fluide. J'admire ceux qui ont le courage de changer d'avis de temps en temps, sur les choses, sur les personnes. C'est une vraie force.
Je ressens que notre vie procède avant tout des corps. Bien sûr nous pensons. Mais nos pensées ne viennent pas de nulle part. Elles émergent d'un moi physique, de nos corps.
En racontant sa vie, Rousseau ment. Moi, non. Au contraire. Il faut être au plus près des souvenirs. Et dire clairement ce que l'on a oublié. Ce dont on ne se souvient plus.