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Ovide

Sous le doux miel se cachent de cruels poisons.
Lorsque les forces et l'âge te le permettent, supporte les peines.
Nous deux formons une multitude.
La beauté et la chasteté sont toujours en querelle.
Un roquet tient quelquefois un sanglier en arrêt.
Quand la force triomphe d'une belle, c'est qu'elle l'a bien voulu.
Il vaut mieux bien faire le mal que mal faire le bien.
Les hommes trompent souvent; les femmes peu souvent, et, en cherchant bien, il n'y a guère de perfidies à leur reprocher.
Méfie-toi de la clarté de la lampe: pour juger de la beauté, l'obscurité et le vin sont mauvais conseillers.
L'espérance dure longtemps tant qu'on y croit: c'est une déesse trompeuse, mais bien utile.
A tous les amoureux, la solitude est dangereuse.
La nuit dissimule les défauts et est indulgente à toutes les imperfections; à ces heures-là, toute femme semble belle.
La meilleure façon de recouvrer la liberté, c'est de rompre les chaînes qui blessent le coeur et une bonne fois de mettre fin à son tourment.
Les femmes viennent pour voir, elles viennent aussi pour être vues.
Crois-moi, vivre ignoré, c'est vivre heureux, et l'on ne doit pas s'élever au-dessus de sa sphère.
Les hommes cueillaient les fruits de l'arbousier, les fraises des montagnes, les cornouilles, les mûres qui pendent aux ronces épineuses et les glands tombés de l'arbre de Jupiter aux larges ramures.
Excuse mon entreprise, Jupiter qui règnes dans les cieux. Ce que je veux, ce n'est pas violer la région des astres; mais, pour fuir un maître, je n'ai pas d'autre voie que ton domaine.
L'ombre s'attache aux pas de qui marche au soleil: - qu'un nuage le masque, et l'ombre prend la fuite. - Je prie pour que cela puisse te sembler faux: - ce qui m'est arrivé me dit: c'est vérité.
Aidé de la voile et de la rame, l'art fait voguer la nef agile; l'art guide les chars légers: l'art doit aussi guider l'amour.
La nuit, toutes les femmes sont belles.
Sous les vagues, la mer est dressée, on dirait qu'elle est au ciel, qu'elle touche et arrose les nuages qui couvrent tout.
L'amour est de nature peu traitable; souvent même il me résiste; mais c'est un enfant; cet âge est souple et facile à diriger.
Mon coeur alors était tendre, sensible aux traits de l'amour, et il s'enflammait au moindre feu.
Je n'ai pas la force de me gouverner, je suis comme le navire qu'emportent les flots rapides. Mon coeur ne s'astreint pas à préférer certaines beautés, il trouve cent raisons de les aimer toutes.
Un temps viendra où toi, qui, jeune aujourd'hui, repousses ton amant, vieille et délaissée, tu grelotteras la nuit dans ton lit solitaire.

Œuvres de Ovide

L'Art d'aimer, I, 345L'Art d'aimer, I, 483L'Art d'aimer, I, 99L'Art d'aimer, I, PréambuleL'Art d'aimer, IIL'Art d'aimer, II, 233L'Art d'aimer, II, 275L'Art d'aimer, IIIL'art d'aimerLes AmoursLes Amours, I, 8, 43Les Amours, II, 4Les Amours, II, 6, 39Les Amours, II, 9, 41Les Amours, III, 14, 5Les Fastes, I, 212Les Fastes, I, 216Les Fastes, II, 683, 684Les Fastes, VI, 771Les Héroïdes