Un maman a tort - \r\nDeux c'est beau l'amour - \r\nTrois l'infirmière pleure - \r\nQuatre je l'aime - \r\nCinq il est d'mon droit - \r\nSix de tout toucher - \r\nSept j'm'arrête pas là - \r\nHuit j'm'amuse.
J'aime ce qu'on m'interdit - \r\nLes plaisirs impolis - \r\nJ'aime quand elle me sourit - \r\nJ'aime l'infirmière maman.
Je je, suis libertine - \r\nJe suis une catin - \r\nJe je, suis si fragile - \r\nQu'on me tienne la main.
Puisqu'il faut choisir - \r\nÀ mots doux je peux le dire - \r\nSans contrefaçon - \r\nJe suis un garçon - \r\nEt pour un empire - - \r\n\r\nJe ne veux me dévêtir - \r\nPuisque sans contrefaçon - \r\nJe suis un garçon .
Ton Kamasutra - \r\nA bien cent ans d'âge - \r\nMon Dieu que c'est démodé - \r\nLe nec plus ultra - \r\nEn ce paysage - \r\nC'est d'aimer les deux cotés.
Tu t'entêtes à te foutre de tout - \r\nMais pourvu qu'elles soient douces - \r\nD'un poète tu n'as que la lune en tête - \r\nDes mes rondeurs tu es K.O. !
Chaque mot qu'on garde - \r\nChaque geste qu'on n'a fait - \r\nSont autant de larmes - \r\nQui invitent au regret. -
Si j'avais la foi du monde - \r\nEn cette seconde, serais-tu là ? - \r\nSi j'avais renoncé au monde - \r\nEt que rien ne compte serais-tu là ?
Si la mort est un mystère - \r\nLa vie n'a rien de tendre - \r\nSi le ciel a un enfer - \r\nLe ciel peut bien m'attendre.
Le rêve est bulle - \r\nDe vie - \r\nUn bien majuscule - \r\nUtile au chagrin.
Dessine-moi un mouton - \r\nLe ciel est vide sans imagination - \r\nC’est ça - \r\nDessine-moi un mouton - \r\nRedevenir l’enfant que nous étions - \r\nDessine-moi un mouton - \r\nLe monde est triste sans imagination - \r\nC’est ça - \r\nDessine-moi un mouton - \r\nApprivoiser l’absurdité du Monde.
Je vertige de vivre - \r\nPlus loin plus haut - \r\nL'extase et l'immensité - \r\nJe vertige d'être vivant.
Le temps n'appartient à personne - \r\nBallet d'étoiles - \r\nInsaisissables - \r\nInstant présent tu es l'essence - \r\nDu voyage.
Nous courons à notre perte. Être désenchanté est pire qu’être perdu.
D'étranges rêveries comptent mes nuits - \r\nD'un long voyage où rien ne vit - \r\nD'étranges visions couvrent mon front - \r\nTout semble revêtu d'une ombre - \r\nL'étrange goût de mort - \r\nS'offre mon corps - \r\nSaoule mon âme jusqu'à l'aurore.
Aux vies qui ont soutenu la mienne je n'ai - \r\nQu'un long monologue poudré de neige a partager - \r\nNos vies qui s'écoulent chaque jour saignent - \r\nNous ne sommes reliés qu'à nous mêmes.
Aux vies qui s'abaissent a voir la mienne, je sais - \r\nQu'il me faudra prendre congé d'elles un jour ou l'autre - \r\nNos vies sont des larmes d'aquarelle - \r\nNous ne sommes reliés qu'à nous mêmes.
L’Amnésie, c’est la seule maladie tolérable avec l’amour.
X, cette lettre me rassure parce qu’elle n’est personne… mais elle est un chromosome. Aussi, si un jour je mets au monde un enfant anormal, je pourrai déposer une plainte contre X… c’est toujours ça.
Être : Mon drame c’est celui d’Hamlet, mais lui n’avait pas la chance d’enregistrer de disques.
La haine, c’est un sentiment que je porte en moi depuis longtemps. De qui, de quoi ?… Peut-être de moi ! D’ailleurs : Mylène = mille haines.
Mon premier « Je t’aime » ? Une petite lettre d’un petit garçon de Colmar qui m’a écrit : « J’aime deux choses, toi et la rose. La rose pour un jour, et toi pour toujours ». Moi je ne dis jamais je t’aime.
Tout le monde est libertin, moi aussi. L’amour est un jeu pour moi auquel je veux gagner à tous les coups...
Pour moi, l’amour est fondamental pour la créativité. J’aime beaucoup cette phrase du romancier Luc Dietrich, qui dit que « L’amour est un grand courage inutile ».
L’amour, c’est la plaie ! Je n’arrive pas à en parler en termes de bonheur, de sérénité. Car je suis en quête d’un idéal qui n’existe pas. Ce qui ne m’empêche pas de multiplier les moments de bonheur. Comme l’héroïne du film La fille de Ryan, je cours après des chimères. Mais je ne suis pas complètement pessimiste !
Œuvres de Mylène Farmer
Ainsi soit je... (1992)Allan (1988)Cendres de lune (1986)Dessine-moi un mouton (1999)Désenchantée (1991)Interview Charlie Magazine, le 01/06/1984Interview Girls, le 17/09/1986Interview Lyon Matin, le 11/05/1989Interview Nous Deux, le 07/06/1988Interview OK !, le 15/04/1991Interview RTL Matin - RTL, le 13/10/1995Interview Télé 7 Jours, le 05/12/1988Nous souviendrons nous (1991)Serais-tu là ? (1999)Vertige (1995)