Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon coeur à tout ce que je vois d'aimable; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous.
Non, non, tous les plaisirs se goûtent à le suivre, - Et vivre sans aimer n'est pas proprement vivre.
Ainsi donc à leurs voeux vous me sacrifiez?
Pour moi, j'ai vu déjà cent contes de la sorte: - Sans nous alambiquer, servons-nous-en; qu'importe?
Les alchimistes tâchent à profiter de la passion qu'on a pour les richesses en promettant des montagnes d'or à ceux qui les écoutent ...
Monsieur Purgon m'a dit de me promener le matin dans ma chambre, douze allées et douze venues; mais j'ai oublié à lui demander si c'est en long, ou en large.
Donnez-lui le loisir de se désattrister; et quand ses déplaisirs prendront quelque allégeance, j'aurai soin d'en tirer d'abord votre assurance.
Cependant on vous voit une morne tristesse - Alors que dans vos yeux doit briller l'allégresse.
Je ne vois pas encore où ceci veut aller.
La folie de celui-ci, est plus grande qu'on ne peut croire: car elle va, parfois, jusqu'à vouloir être battu, pour demeurer d'accord de sa capacité ...
Une bonne médecine pour hâter d'aller - et chasser dehors les mauvaises humeurs de monsieur, ...
Le méchant goût du siècle, en cela, me fait peur.
Vous ne voulez pas faire en aller cet homme-là?
Vos soins ne m'en peuvent distraire: - belle Philis, on désespère, - alors qu'on espère toujours.
Une méchante vie amène une méchante mort.
Je ne sais; mais enfin, si quelque obscurité se trouve en son destin, sa grâce et sa vertu sont de douces amorces, qui pour tirer les coeurs ont d'incroyables forces.
Je te veux donner un louis d'or, et je te le donne pour l'amour de l'humanité.
Le moindre amusement vous peut être fatal.
Mais plus d'amusement et plus d'incertitude - Il faut vous expliquer nettement là-dessus.
Mais vous me faites perdre un temps qui nous est cher. Songeons à nous, de grâce, et ne nous amusons point davantage à discourir.
On peut, par politique, en prendre le parti, quand de nos jeunes ans l'éclat est amorti: cela sert à couvrir de fâcheuses disgrâces.
Ma foi, de tels savants sont des ânes bien faits.
Je sais qu'un tel discours de moi paroît étrange; - mais, madame, après tout, je ne suis pas un ange; - et si vous condamnez l'aveu que je vous fais, - vous devez vous en prendre à vos charmants attraits.
Ma foi! Madame, la curiosité m'a coûté quelque chose; mais je crois qu'il y a quelque anguille sous roche, et ils parlent de quelque affaire où ils ne veulent pas que vous soyez.
Un trop juste dépit contre moi vous anime, et tout ce grand courroux qu'ici vous étalez ne me fait endurer qu'un tourment légitime.
Œuvres de Molière
AmphitrionAmphitryon (1668)Amphitryon (1668), I, 1, SosieAmphitryon (1668), I, 2, MercureAmphitryon (1668), I, 2, SosieAmphitryon (1668), I, 4, MercureAmphitryon (1668), II, 1Amphitryon (1668), II, 2, AmphitryonAmphitryon (1668), II, 3, SosieAmphitryon (1668), II, 6, AlcmèneAmphitryon (1668), II, 6, JupiterAmphitryon (1668), III, 10, JupiterAmphitryon (1668), III, 10, SosieAmphitryon (1668), III, 4, AmphitryonAmphitryon (1668), III, 5, SosieCité par Grimarest, dans Vie de M. de Molière, 1705.Dom Garcie de Navarre, ou Le prince jaloux (1661)Dom Garcie de Navarre, ou Le prince jaloux (1661), II, 5Dom Garcie de Navarre, ou Le prince jaloux (1661), III, 2, Dom sylveDom Garcie de Navarre, ou Le prince jaloux (1661), III, 3, Done elvire